Compte-rendu de la sortie aux plaines des Moëres (04/05/2019)

Malgré le temps quelque peu instable et quelques averses de grêles qui auront suffit à nous tremper, cette journée fut l’occasion de faire un bon nombre d’observations, à commencer par le Phragmite des joncs, dont le chant nous accompagnera sur quasiment tout le circuit.

Phragmite des joncs — Par Guillaume Delporte — Digiscopie

Au début de notre promenade, un rapace de saison fait son apparition, visiblement intéressé par un champ d’escourgeon, au-dessus duquel il plane longuement, s’arrêtant parfois pour faire du vol sur place. Le corps dans les tons bruns et les ailes gris cendré aux primaires noires permettent de l’identifier facilement : il s’agit d’un mâle de Busard des roseaux. En poursuivant notre chemin, des Perdrix grises et Faisans de Colchide s’envolent d’un champ à notre passage, tandis qu’au dessus de nous passent des dizaines d’Hirondelles rustiques auxquelles se mêlent des Hirondelles de fenêtre.

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Hirondelle de fenêtre — Par Ómar RunólfssonHouse Martin – Delichon urbicum – Bæjasvala Uploaded by Snowmanradio, CC BY 2.0, Lien

Sur la première mare de chasse que nous croisons, la vasière apparente nous offre nos premiers limicoles : Vanneaux huppés, Avocettes élégantes, Petits gravelots, Tournepierre à collier et deux Bécasseaux de Temminck !

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Bécasseau de Temminck — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

Un peu plus loin, de l’autre côté d’une route, un plan d’eau semble tout aussi intéressant, mais le fort vent de face ne nous facilite pas la tâche et complique l’identification de tous les oiseaux présents. Nous parvenons toutefois à distinguer des Échasses blanches, Sarcelles d’été et Chevaliers gambettes.

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Sarcelle d’été — Par Ferran Pestaña from Barcelona, España — Cerceta carretona – Xarrasclet – Garganey – Anas querquedula, CC BY-SA 2.0, Lien

Le long du « Chemin des huttes », les nombreuses mares ajoutent quelques oiseaux à notre liste. Nous notons ainsi un grand groupe de Cygnes tuberculés, un Martin-pêcheur d’Europe, des Spatules blanches, des Goélands bruns, des Tadornes de Belon, deux Chevaliers guignettes et des Barges à queue noire.

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Barge à queue noire — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

La fin de la ballade est en revanche assez calme, tout juste ponctuée par le chant des Alouettes des champs. En revenant vers la ville, nous trouvons dans la végétation une espèce de punaise, la Corée marginée (Coreus marginatus). Nous en profitons également pour dresser la liste de toutes les espèces végétales que nous avons observées.

Corée marginée (Coreus marginatus) — Par Guillaume Delporte
Liste des espèces Animales

– Aigrette garzette
– Alouette des champs
– Avocette élégante
– Barge à queue noire
– Bécasseau de Temminck
– Bergeronnette grise
– Busard des roseaux
– Buse variable
– Canard colvert
– Canard souchet
– Corée marginée
– Chevalier gambette
– Chevalier guignette
– Choucas des tours
– Cygne tuberculé
– Échasse blanche
– Faisan de Colchide
– Fauvette à tête noire
– Fauvette grisette
– Foulque macroule
– Gallinule poule-d’eau
– Goéland brun
– Grand Cormoran
– Grande Aigrette
– Grèbe huppé
– Héron cendré
– Hirondelle de fenêtre
– Hirondelle rustique
– Lièvre d’Europe
– Linotte mélodieuse
– Martin-pêcheur d’Europe
– Merle noir
– Mésange bleue
– Moineau domestique
– Oie cendrée
– Perdrix grise
– Petit gravelot
– Phragmite des joncs
– Pic épeiche
– Pigeon ramier
– Pouillot véloce
– Sarcelle d’été
– Spatule blanche
– Tadorne de Belon
– Tournepierre à collier
– Tourterelle turque
– Troglodyte mignon
– Vanneau huppé

Liste des espèces Végétales

Achillea millefolium (Achillée millefeuille, Herbe au charpentier, Sourcils-de-Vénus)
Anthriscus sylvestris (Cerfeuil des bois, Persil des bois)
Bellis perennis (Pâquerette)
Capsella bursapastoris (Capselle bourse-à-pasteur, Bourse-de-capucin)
– Cardamine hirsuta (Cardamine hérissée, Cresson de muraille)
Fumaria officinalis (Fumeterre officinale, Herbe à la veuve)
Galium aparine (Gaillet gratteron, Herbe collante)
Glechoma hederacea (Lierre terrestre, Gléchome Lierre terrestre)
Lamium album (Lamier blanc, Ortie blanche, Ortie morte)
Lamium purpureum (Lamier pourpre, Ortie rouge)
Matricaria discoidea (Matricaire fausse-camomille, Matricaire discoïde)
Nuphar lutea (Nénuphar jaune, Nénufar jaune)
Plantago lanceolata (Plantain lancéolé, Herbe aux cinq coutures)
Plantago major (Plantain majeur, Grand plantain, Plantain à bouquet)
Rorippa amphibia (Cresson amphibie, Rorippe amphibie)
Silene dioica (Compagnon rouge, Robinet rouge)
Silene latifolia (Compagnon blanc, Silène à feuilles larges)
Symphytum officinale (Consoude officinale, Grande consoude)
Stellaria media (Mouron des oiseaux, Morgeline)
Tanacetum vulgare (Tanaisie commune, Sent-bon)
Taraxacum sp. (Pissenlit)
Trifolium repens (Trèfle rampant, Trèfle blanc, Trèfle de Hollande)
Viburnum opulus (Viorne obier, Viorne aquatique)

Sortie aux Marais de la Marque à Fretin – le 18/05/2019

Au cœur de la vallée de la Marque, ces marais, partagés entre les communes de Fretin, Péronne-en-Mélantois et Templeuve, ont été restaurés et entièrement réaménagés par le département du Nord.

Marais de la Marque — Par CamillevaTravail personnel, CC BY-SA 4.0, Lien

Situé à quelques kilomètres de la métropole lilloise, le site s’impose comme l’un des plus intéressants de l’agglomération, et permet l’observation d’un large cortège d’espèces aquatiques.

Le mois de Mai se distingue comme étant celui où la biodiversité est maximale, avec le retour de la grande majorité des espèces nicheuses et le passage de nombreux migrateurs. Il est donc tout à fait possible d’observer un certain nombre de limicoles en halte comme les Chevaliers culblancs et guignettes, le Petit Gravelot ou encore d’autres espèces. Du côté de la roselière, à l’est de l’autoroute, il nous faudra prêter attention à la Gorgebleue à miroir et à la Locustelle tachetée.  Les zones de buissons et d’orties seront, quant à elles, favorables à la Rousserolle verderolle et nous pourrions même y croiser, avec de la chance, la Loscustelle luscinoïde. Enfin, la peupleraie pourrait également nous réserver son lot de surprises !

Espèces potentielles : Bécassine des marais, Martin-pêcheur d’Europe,  Chevaliers, Bécasseaux, Petit gravelot, Gorgebleue à miroir, Locustelles, Phragmite des joncs, Bruant des roseaux, Rousserolles, Loriot d’Europe, Coucou gris, Rossignol philomèle, Tourterelle des bois… 

Lieu de rendez-vous : Parking du site, Route de Templeuve, 59273 Fretin. Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 33′ 28.8 » N – 3° 09′ 46.8 » E ou 50.557996, 3.162999) – Covoiturage possible en fonction de votre lieu de départ.

Heure de rendez-vous : 8h30 – Fin vers 12h30 – Tarif d’une demi-journée

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible, accessible à tous (accès handicapés).

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez).

Découverte des plaines des Moëres (Hondschoote) – le 4 ou 5 Mai

Les plaines des Moëres correspondent à une ancienne zone marécageuse, située sous le niveau de la mer, dans la région de Dunkerque et à cheval sur l’actuelle frontière franco-belge. Des travaux de poldérisation (endiguement, drainage et pompage) réalisés il y a plusieurs siècles (entre 1617 et 1627) ont permis de gagner ces terres sur la mer. Elles sont donc aujourd’hui constituées d’un réseau dense de fossés et de canaux, ainsi que d’une mosaïque d’habitats remarquables. Prairies humides, mares de chasse au niveau d’eau variable et bassins de décantation sont d’un intérêt particulier pour les oiseaux en halte migratoire au printemps (limicoles, ardéidés, anatidés). Ce sont également des zones de nidification pour les avocettes, échasses, Barges à queue noire et de nombreux passereaux paludicoles.

Cette sortie nous emmènera ainsi à la découverte de cette zone humide et de l’avifaune qui y réside. Nous rechercherons aussi, si le temps s’y prête, les insectes qui la peuplent.

Espèces potentielles : Anatidés (Sarcelle d’hiver et d’été, Canards, …), Ardéidés (Aigrette garzette, Spatule blanche, …), Limicoles (Barge à queue noire, Chevaliers, Bécasseaux, Combattant varié, …), Passereaux paludicoles.

Lieu de rendez-vous : Parking Rue des Moëres, 59122 Hondschoote (au besoin, possibilité de se garer juste avant, Parking Rue de Cassel). Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 58′ 46.0″ N – 2° 34′ 44.8″ E ou 50.979432, 2.579108) – Covoiturage à privilégier !

Heures de rendez-vous : 9h00 – Fin vers 15-16h – Tarif d’une journée (prix de groupes possible)

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez), casse-croûte pour le midi, boisson.

Compte-rendu de la sortie à Haillicourt (14/04/2019)

Cette sortie était consacrée à la recherche du Merle à plastron, mais ce dernier ne se montrera pas cette journée. Il faut dire qu’il s’agit d’une espèce plutôt farouche et la fréquentation du site le week-end aura peut-être jouée contre nous. En revanche, malgré des températures proches de 0°C en début de matinée, l’activité des autres espèces est importante. Les Accenteurs mouchets ne tiennent véritablement pas en place et alternent entre chants et poursuites. Les Mésanges, Pinsons des arbres, Fauvettes à tête noire, Troglodytes mignons, Rougegorges familiers et Pouillots véloces ne sont pas en reste : nous les entendrons sur quasiment tout le site. Mais ce qui retiendra dans un premier temps notre attention, ce sont deux grosses boules de plumes rougeâtres dans un arbre (l’une plus vivement colorée que l’autre). Ces oiseaux aux couleurs pourtant vives sont relativement discrets et peuvent s’avérer plus difficiles à repérer qu’il n’y parait : il s’agit, certains d’entre vous les auront reconnus, de Bouvreuils pivoines (probablement un couple).

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Bouvreuil pivoine mâle — Par © Francis C. Franklin / CC-BY-SA-3.0, CC BY-SA 3.0, Lien
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Bouvreuil pivoine femelle — Par © Francis C. Franklin / CC-BY-SA-3.0, CC BY-SA 3.0, Lien

En poursuivant notre visite, nous contacterons ensuite quelques nouvelles espèces de retour de migration, à commencer par un proche cousin du Pouillot véloce : le Pouillot fitis. Nous ne l’apercevrons pas dans les feuillages mais aurons tout le loisir de nous familiariser avec son chant. Nous pourrons ensuite admirer, perché bien en évidence au sommet d’un arbre, un Bruant jaune chantant presque sans interruption.

Bruant jaune mâle — Par Guillaume Delporte — Digiscopie

Il nous faudra un peu plus de patience pour capter la Fauvette grisette, bondissant de buissons en arbustes. Mais à force de persévérance, elle finira par prendre la pose tout en déclamant quelques notes !

Fauvette grisette — Par Guillaume Delporte — Digiscopie

Une Alouette des champs viendra clôturer la visite, accompagnée par le passage en vol de quelques Linottes mélodieuses.

Liste des espèces

– Accenteur mouchet
– Alouette des champs
– Bouvreuil pivoine
– Bruant jaune
– Choucas des tours
– Corneille noire
– Faisan de Colchide
– Fauvette à tête noire
– Fauvette grisette
– Geai des chênes
– Grand Cormoran
– Lapin de garenne
– Lièvre d’Europe
– Linotte mélodieuse
– Merle noir
– Mésange à longue queue
– Mésange bleue
– Mésange charbonnière
– Pie bavarde
– Pigeon ramier
– Pinson des arbres
– Pouillot fitis
– Pouillot véloce
– Rougegorge familier
– Tourterelle turque
– Troglodyte mignon

Sortie aux terrils du Pays à Part – le 13 ou 14 Avril

Les terrils du Pays à Part, situés à Haillicourt, présentent la particularité d’être jumeaux. Culminant à 180m les terrils n°2 et 3 dominent le paysage et offrent une vue imprenable sur les paysages de l’Artois et la chaîne des terrils. La diversité des milieux du site (sources, plans d’eau, pelouses, versants rocailleux, zones humides et boisements) crée des conditions de vie favorables à de nombreuses espèces. La couleur sombre des terrils et leur exposition au soleil permettent également le développement d’une flore et d’une faune très spécifique.

La mi-avril est une période clef pour la recherche d’une espèce étroitement liée à ces sombres collines pendant la migration pré-nuptiale : le Merle à plastron. Plus farouche que le Merle noir, ce dernier peut être observé partout, mais en particulier sur les zones de transition entre les arbres et les pentes dénudées, de préférence au lever du jour. Les zones boisées et humides devraient, quant à elles, nous permettre respectivement d’aller à la rencontre des espèces forestières et aquatiques.

En fonction du temps restant, nous pourrons aussi faire un saut aux terrils des Falandes à proximité.

Espèces potentielles : Merle à plastron, Rougequeue noir, Fauvette à tête noire, rapaces, espèces aquatiques et forestières communes, …

Lieu de rendez-vous : Rue de la Lampisterie, 62940 Haillicourt. Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 27′ 55.2″ N – 2° 33′ 56.2″ E ou 50.465335, 2.565620) – Covoiturage possible !

Heures de rendez-vous : 8h30 – Fin vers 12h30 – Tarif d’une demi-journée (prix de groupes possible)

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez).

Compte-rendu de la sortie à Thumeries (09/03/2019)

Période de retour de migration de nombreux oiseaux, le début du mois est caractérisé chez nous par le retour du Pouillot véloce et son chant très facile à reconnaître. Nous l’entendrons d’ailleurs dès notre arrivée sur le site ! Il sera accompagné par ceux de nombreux passereaux hivernant chez nous ou rentrés depuis peu. Avec la reprise des chants, la période est aussi propice à l’observation de tout un tas de comportements indiquant une possible reproduction. L’un des plus remarquables que nous observerons est sans nul doute le travail de la Sittelle torchepot, toute occupée à réduire l’entrée d’une ancienne loge de Pic pour l’adapter à sa taille.

Et une semaine après, voici le résultat !

Sittelle torchepot — Résultat des travaux — Par Guillaume Delporte

C’est également la pleine période d’activité des Pics et nous aurons l’occasion de contacter deux espèces : un Pic épeiche mâle plutôt occupé à rechercher quelques insectes et un Pic noir dont nous n’entendrons que le tambourinement puissant !

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Pic noir — Par Alastair Rae from London, United Kingdom — Black Woodpecker, CC BY-SA 2.0, Lien

Sur le plan d’eau, une colonie pour le moins bruyante de plus d’un millier de Mouettes rieuses s’est installée. Pour l’œil attentif, quelques individus sortent toutefois du lot, avec leur calotte d’un noir intense et leur bec d’un rouge sang : il s’agit en fait de Mouettes mélanocéphales !

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Mouette mélanocéphale (adulte) — Par Michel walTravail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

Enfin, parmi les autres oiseaux d’eau présents, on retrouve une espèce phare du site : le Grèbe à cou noir, en pleine transition vers le plumage nuptial.

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Grèbe à cou noir (nuptial) — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien
Liste des espèces

– Bourdon du groupe terrestris (2 reines de Bombus sp.)
– Bouscarle de Cetti
– Buse variable
– Canard chipeau
– Canard colvert
– Canard souchet
– Choucas des tours
– Cygne tuberculé
– Foulque macroule
– Fuligule milouin
– Fuligule morillon
– Gallinule poule-d’eau
– Goéland argenté
– Grand Cormoran
– Grèbe à cou noir
– Grèbe castagneux
– Grimpereau des jardins
– Héron cendré
– Merle noir
– Mésange à longue queue
– Mésange boréale
– Mésange bleue
– Mésange charbonnière
– Mésange huppée
– Mouette mélanocéphale
– Mouette rieuse
– Oie cendrée
– Pic épeiche
– Pic noir
– Pie bavarde
– Pigeon ramier
– Pinson des arbres
– Pouillot véloce
– Roitelet triple-bandeau
– Rougegorge familier
– Sarcelle d’hiver
– Sittelle torchepot
– Tourterelle turque
– Troglodyte mignon
– Vanneau huppé

Sortie au site des Cinq Tailles à Thumeries – le 9 et 10.03.2019

Situé à coté du massif forestier de Phalempin, l’Espace Naturel Sensible (ENS) des Cinq-Tailles, composé d’une partie boisée de plus de 70 hectares et deux étendues d’eau de 35 hectares, constitue une formidable réserve pour l’avifaune.

Site Ornithologique des Cinq-Tailles

Au début du mois de mars, les mouvements migratoires des oiseaux hivernants au Sud de l’Europe et en Afrique s’accentuent. Les migrateurs reviennent et s’installent sur leurs sites de nidification. En cette période, les chants pour délimiter un territoire et trouver une partenaire reprennent, allant de quelques sons simples à de longues séquences plus ou moins complexes.

Cette sortie nous donnera ainsi l’occasion, en parcourant les sentiers, de s’initier et/ou s’exercer à la reconnaissance des chants, mais également d’observer les comportements indiquant une possible nidification.

Espèces potentielles : espèces aquatiques et forestières communes, Pics, Pouillot véloce, Grèbe à cou noir …. et pourquoi pas quelques raretés !

Lieu de rendez-vous : Parking du site ornithologique des Cinq-Tailles, 56 rue Émile Zola, 59239 Thumeries. Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 28′ 42.593″ N – 3° 3′ 52.79″ E ou 50.478498, 3.064664) – Covoiturage possible !

Heures de rendez-vous : 8h30 – Fin vers 12h30 – Tarif d’une demi-journée (prix de groupes possible)

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible, accessible à tous.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez).

Bon plan : Restauration possible dans un petit estaminet à Mons-en-Pévèle après la sortie.

Sortie à la réserve de Wagnonville – 17 Février 2019

La réserve naturelle régionale du marais de Wagnonville se situe à l’ouest des grands marais de la plaine de la Scarpe. Au nord de la ville de Douai, le site est traversé par l’Escrebieux, un affluent de la Scarpe. Il repose sur des alluvions récentes déposées par les crues de la rivière, qui recouvrent la craie ou des niveaux sablo-argileux du tertiaire. Trois grands secteurs écologiques y ont été identifiés et en font sa richesse.

→ Les milieux aquatiques et les zones humides : Ils comprennent un étang principal de faible profondeur entouré de roselières, quelques mares et fossés, une prairie humide, un secteur de vasière et une zone remarquable de tourbière à sphaignes.

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Étang de Wagnonville — Par PIERRE ANDRE LECLERCQOwn work, CC BY-SA 4.0, Link

→ Le boisement : composé principalement de peupleraies, il occupe les parties Nord et Ouest de la réserve.

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Sentier du boisement — Par PIERRE ANDRE LECLERCQOwn work, CC BY-SA 4.0, Link

→ La friche herbacée et arbustive : située au Nord-Est de la réserve, sur l’ancienne décharge, elle est surélevée du reste du Marais et présente deux grands types de végétation.

La diversité des milieux fait donc de ce site un lieu idéal pour découvrir la faune et la flore, ainsi que certaines espèces patrimoniales. Principalement accès sur l’avifaune, cette sortie nous emmènera à la découverte des oiseaux hivernants. Nous prêterons également attention aux autres animaux que nous pourrions croiser, et sommes ouverts à toutes contributions en botanique. N’hésitez pas à nous rejoindre, que ce soit pour apprendre de nouvelles choses ou partager votre savoir !

Espèces potentielles : Passereaux forestiers, Grives hivernales, Bouscarle de Cetti, espèces aquatiques communes, …

Lieu de rendez-vous : Parking du Parc Charles Fenain, Rue de la Motte Julien, Flers-en-Escrebieux. Voir plan ci-dessous (GPS : 50°23′36.7″ N – 3°03′45.7″ E ou 50.393516, 3.062704). Covoiturage possible : me contacter !

Heure de rendez-vous : 9h00 – Fin vers 12h

Tarifs : Animation gratuite organisée avec la section Gorgebleue du GON
Inscription (facultatif) : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité relativement faible, sentier parfois accidenté.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles/longue-vue et guide de terrain (si vous en avez), boisson chaude.

Compte-rendu de la sortie aux marais de Cambrin (12/01/2019)

Les marais seront tout d’abord animés par quelques rondes de passereaux où se mêlent diverses espèces : Mésanges bleues, Mésanges charbonnières, Mésanges à longue queue, Sittelles torchepots, Grimpereaux des jardins et Pinsons des arbres. Très actifs, à la recherche de nourriture en groupe, nous pourrons les observer longuement passant d’arbres en arbres, de branches en branches. Au loin, le tambourinement d’un Pic épeiche se fait entendre à plusieurs reprises, mais l’oiseau reste invisible. C’est alors qu’un curieux visiteur pointe le bout de son museau et focalise l’attention : un Écureuil roux ! Se déplaçant agilement, ils disparaîtra bien vite au cœur du boisement, aussi furtivement qu’il était apparu !

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Écureuil roux — Par Ray eye — Photograph by Ray eye, CC BY-SA 2.0 de, Lien

Sur le plan d’eau, la plupart des espèces de canard nagent paisiblement ou se reposent. Il en est de même pour les majestueux Cygnes tuberculés, qui feront plusieurs passages avant leur envol pour le moins bruyant. D’autres sont un peu plus actifs, comme ce Grèbe castagneux, tout proche de l’observatoire et très concentré sur sa pêche. Les Grands Cormorans sont également très démonstratifs : arborant déjà leur plumage nuptial, ils transportent dans leur bec des branches pour construire leur nid. Plus calmes, quelques Hérons cendrés sont perchés sur divers supports ligneux à intervalles réguliers le long de la berge, surveillant la scène telles des sentinelles. 

Cygne tuberculé — Par Guillaume Delporte — Digiscopie

Le cheminement restant à travers les bois, parsemés de quelques espaces plus ouverts, nous donnera l’occasion de voir et d’entendre une Grive litorne, ainsi qu’un groupe important de Chardonnerets élégants. Ces derniers s’arrêteront de longues minutes pour nettoyer leur plumage avant de repartir. Nous terminerons ensuite la boucle en croisant quelques espèces communes : Merle noir, Rougegorge familier, Troglodyte mignon, Tourterelle turque, etc.

Chardonnerets élégants — Par Guillaume Delporte — Digiscopie
Liste des espèces

– Canard chipeau
– Canard colvert
– Canard souchet
– Chardonneret élégant
– Choucas des tours
– Cygne tuberculé
– Écureuil roux
– Foulque macroule
– Gallinule poule-d’eau
– Goéland argenté
– Goéland brun
– Grand Cormoran
– Grande Aigrette
– Grèbe castagneux
– Grimpereau des jardins
– Grive litorne
– Héron cendré
– Merle noir
– Mésange à longue queue
– Mésange bleue
– Mésange charbonnière
– Moineau domestique
– Mouette rieuse
– Pic épeiche
– Pigeon ramier
– Pinson des arbres
– Rougegorge familier
– Sittelle torchepot
– Tourterelle turque
– Troglodyte mignon

Compte-rendu de la sortie à Rieulay (22/12/2018)

La visite commence avec les chants de quelques Mésanges bleues, toujours présentes pour nous accueillir. Des groupes de Chardonnerets élégants et Pinsons des arbres passent en vol pendant ce temps, poussant leurs cris à intervalles réguliers. Les traditionnels Rougegorges familiers et Troglodytes mignons sont également de la partie et sont parmi les premiers à se manifester, sonnant l’alerte à la vue de notre petite équipe. Sur le chemin menant du parking au plan d’eau, nous croisons des oies bien bruyantes : les Bernaches du Canada. Introduite à des fins ornementales et cynégétiques dès le début du XVIIe siècle en Angleterre, cette espèce à forte croissance est désormais largement répandue en Europe.

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Bernache du Canada — Par 0x010CTravail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

Quelques pas plus loin, à notre arrivée sur les berges de l’étang, nous avons une belle surprise ! Une oie plutôt exceptionnelle pour la région est occupée à brouter des végétaux : l’Oie à bec court. Nicheuse sur les sites du Spitzberg, de l’Islande et de l’est du Groenland, cette migratrice gagne fin août les îles Britanniques, les côtes du Danemark et de la mer du Nord. Les populations les plus occidentales peuvent toutefois se rencontrer sur la côte de la région, mais rarement dans les terres. Observée à plusieurs reprises à Rieulay, il s’agit probablement d’un individu isolé, resté sur place pour une raison quelconque (certains suspectent une aile abîmée).

Oie à bec court — Par Anne-Sylvie Caous

Sur l’eau, nous observons diverses espèces de canards, des Grands Cormorans, des Grèbes huppés et castagneux, des Foulques macroules en nombre, quelques Gallinules poules-d’eau, des ardéidés (Héron cendré, Grande Aigrette, Aigrette garzette), ainsi qu’un couple de Cygnes tuberculés accompagné de jeunes de l’année. Notre attention se reportera toutefois assez rapidement sur les poteaux séparant la zone de loisirs de la réserve naturelle. Ils constituent en effet un support très apprécié des laridés et il faut bien ouvrir l’œil pour ne pas manquer une espèce plus rare parmi celles plus communes. Nous dénombrons ainsi un grand nombre de Goélands argentés et Mouettes rieuses avant de tomber sur un individu plus remarquable. L’œil noir, la tête blanche presque immaculée, le bec assez long et sans gonys marqué, il s’agit du Goéland pontique !

Bécassine des marais
Goéland pontique — Par Par Marek SzczepanekTravail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

Juste avant de partir vers la partie plus boisée du terril, le cri d’une Mésange nonnette attirera notre attention, mais nous ne parviendrons pas à l’apercevoir. Dans le boisement, deux points de vue donnent sur le site des Fiantons en contrebas du terril des Argales. Ce dernier est constitué de roselières, mares et prairies humides. Il est fréquent d’y entendre ou d’y voir le Pic vert, mais il nous ne fera pas l’honneur de se manifester cette fois. En revanche, nous verrons passer en vol un Pic épeiche et entendrons deux nouvelles espèces : une Sittelle torchepot au loin et un Grimpereau des jardins dans les arbres nous entourant. En poursuivant notre route, nous croiserons une ronde de passereaux composée de plusieurs espèces, avec les Mésanges à longue queue particulièrement bien représentées. Nous aurons également la chance de voir plusieurs groupes de deux espèces de grives hivernales : les Grives litornes (au « djak-djak-djak » fort reconnaissable) et les Grives mauvis (au sifflement incisif et râpeux).

Grives litornes — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

Nous terminerons ensuite rapidement la ballade sous une averse soudaine, juste suffisante pour nous tremper. À la fin de celle-ci, et presque à la sortie du site, un petit groupe de Moineaux domestiques se montrera, comme pour nous saluer.

Liste des espèces

– Aigrette garzette
– Bernache du Canada
– Canard colvert
– Chardonneret élégant
– Corneille noire
– Cygne tuberculé
– Étourneau sansonnet
– Foulque macroule
– Fuligule milouin
– Fuligule morillon
– Gallinule poule-d’eau
– Geai des chênes
– Goéland argenté
– Goéland pontique
– Grand Cormoran
– Grande Aigrette
– Grèbe castagneux
– Grèbe huppé
– Grimpereau des jardins
– Grive litorne
– Grive mauvis
– Héron cendré
– Lapin de garenne
– Merle noir
– Mésange à longue queue
– Mésange bleue
– Mésange charbonnière
– Mésange nonnette
– Moineau domestique
– Mouette rieuse
– Oie à bec court
– Perdrix grise
– Pic épeiche
– Pie barvarde
– Pigeon ramier
– Pinson des arbres
– Roitelet huppé
– Rougegorge familier
– Sittelle torchepot
– Troglodyte mignon