Zoom sur une espèce : l’Osmie cornue, Osmia cornuta

Zoom sur une abeille printanière : l’Osmie cornue !

Parmi les espèces annonçant le printemps, il y a de nombreux exemples connus chez les oiseaux. Mais connaissez-vous celles qui en sont de parfaits indicateurs du côté des insectes ? Chez les abeilles, l’Osmie cornue (Osmia cornuta) en est une ! Cette mignonne petite abeille, qui fait partie des abeilles « solitaires » (c’est-à-dire ne vivant pas en colonie) et qu’on qualifie également d’abeille maçonne, est l’une des premières à faire son apparition fin d’hiver/début de printemps. Parmi toutes les espèces d’Osmies, celle-ci est assez reconnaissable à sa toison entièrement rousse sur l’abdomen et noire sur le thorax. Les mâles sont facilement identifiables à la touffe de poils blancs sur leur front, remplacée par deux petites cornes chez la femelle (d’où le nom de l’espèce).

Osmie cornue (Osmia cornuta) – Accouplement – Par © pjt56 / Wikimedia Commons, CC BY 3.0, Lien

Espèce très active dès le mois de mars, les mâles sont les premiers qu’on aperçoit. Ils sont très souvent vu à l’entrée des galeries de nidification, attendant la sortie des femelles, où ils se bousculent les uns les autres pour être les premiers à avoir les faveurs de la belle (les mâles n’ont pas de dard, c’est leur façon de se battre). Ils passeront ensuite une bonne partie de leur temps à copuler ! Les femelles rechercheront ensuite un endroit où déposer leurs œufs. Elles apprécient tout particulièrement les tiges creuses, d’où leur fréquentation des hôtels à insectes, mais exploreront également tout ce qui s’apparente de près ou de loin à un trou !

Osmie cornue (Osmia cornuta) – Mâles – Par Vincent Carlier – Le 15/03/2020

Et les piqûres dans tout ça ? C’est une question que l’on voit souvent revenir. Eh bien, sachez qu’il n’y a aucun danger avec cette espèce ! Les mâles sont dépourvus de dard, comme nous l’avons  précédemment évoqué, donc aucun risque avec eux. Les femelles, quant à elles, et comme la plupart des autres espèces, en possèdent bien un. Toutefois, les piqûres sur l’homme sont inexistantes à moins des les saisir à pleine main et des les y forcer !

Quelques liens :
L’Osmie cornue (Osmia cornuta) !
Les abeilles, les dards et nous
Quelques vidéos

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Compte-rendu de la sortie à Wagnonville (08/03/2020)

Le temps venteux et quelque peu pluvieux de cette matinée n’offre pas forcément les conditions idéales pour l’observation et, surtout, l’écoute des oiseaux. Mais nous aurons tout de même l’occasion de rencontrer quelques espèces communes de fin d’hiver/début de printemps. Sur le parking, un Accenteur mouchet se fera discrètement entendre (chant) et un groupe d’une vingtaine de Grives mauvis s’arrêtera quelques instants dans les arbres, poussant quelques cris. Ces grives hivernales nous quitterons bientôt pour rejoindre des régions plus nordiques.

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Grive mauvis — Par Ómar RunólfssonRedwing – Turdus iliacus – Skógarþröstur — Uploaded by Snowmanradio, CC BY 2.0, Lien

Au sein de la réserve, les chants seront assez rares ou alors peu audibles du fait du bruit du vent. Seul le Rougegorge familier nous tiendra compagnie tout au long de la balade, parfois accompagné par quelques autres chanteurs comme le Pouillot véloce (au « chiff-chaff » si caractéristique), le Troglodyte mignon (reconnaissable aux « trilles » de son chant) ou la Bouscarle de Cetti (chant). Quelques Mésanges charbonnières passeront également en vol ou de branches en branches, lançant quelques cris de contact ou d’alerte.

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Troglodyte mignon — Par Robert Lorch — Original source: [1] (See section Zaunkönig, 3rd image in first line)Direct link to image : [2]For Commons loaded from De-Wiki – de-wiki-description is/was here., CC BY-SA 3.0, Lien

Au cours du circuit, et à plusieurs reprises, nous percevrons le rire du Pic vert, sans pouvoir l’apercevoir. Nous découvrirons aussi quelques loges de Pic épeiche creusées dans de vieux troncs et nous arrêterons près d’un vieux peuplier occupé par des Choucas des tours.

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Choucas des tours — Par DarkoneTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

Du côté des plans d’eau, la fréquentation est plutôt faible. Un couple de Fuligule morillon avec un mâle dans son beau plumage retiendra toutefois l’attention. Parmi les autres espèces à signaler, nous pourrons noter la présence de Grands Cormorans, Mouette rieuses, Canards Colverts, Grèbes castagneux, Foulques macroules et Gallinules-poules d’eau.

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Fuligule morillon (mâle) — Par Dr. Raju KasambeTravail personnel, CC BY-SA 4.0, Lien

Dans les airs et en fin de sortie, deux rapaces seront aperçus : un probable Épervier d’Europe et une Buse variable, qui nous gratifiera même de quelques « miaulements ».

Liste des espèces

– Accenteur mouchet
– Bouscarle de Cetti
– Buse variable
– Canard colvert
– Choucas des tours
– Corneille noir (en vol)
– Épervier d’Europe
– Foulque macroule
– Fuligule morillon
– Gallinule-poule d’eau
– Geai des chênes (cris)
– Grand Cormoran
– Grèbe castagneux
– Grimpereau des jardins (probable, quelques cri aigus entendus)
– Grive mauvis
– Merle noir
– Mésange charbonnière
– Mouette rieuse
– Pic vert
– Pigeon ramier (passages en vol)
– Pouillot véloce
– Râle d’eau (cri)
– Rougegorge familier
– Troglodyte mignon

Sortie à la réserve de Wagnonville – le 8 Mars 2020

La réserve naturelle régionale du marais de Wagnonville se situe à l’ouest des grands marais de la plaine de la Scarpe. Au nord de la ville de Douai, le site est traversé par l’Escrebieux, un affluent de la Scarpe. Il repose sur des alluvions récentes déposées par les crues de la rivière, qui recouvrent la craie ou des niveaux sablo-argileux du tertiaire. Trois grands secteurs écologiques y ont été identifiés et en font sa richesse.

→ Les milieux aquatiques et les zones humides : Ils comprennent un étang principal de faible profondeur entouré de roselières, quelques mares et fossés, une prairie humide, un secteur de vasière et une zone remarquable de tourbière à sphaignes.

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Étang de Wagnonville — Par PIERRE ANDRE LECLERCQOwn work, CC BY-SA 4.0, Link

→ Le boisement : composé principalement de peupleraies, il occupe les parties Nord et Ouest de la réserve.

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Sentier du boisement — Par PIERRE ANDRE LECLERCQOwn work, CC BY-SA 4.0, Link

→ La friche herbacée et arbustive : située au Nord-Est de la réserve, sur l’ancienne décharge, elle est surélevée du reste du Marais et présente deux grands types de végétation.

La diversité des milieux fait donc de ce site un lieu idéal pour découvrir la faune et la flore, ainsi que certaines espèces patrimoniales. Principalement accès sur l’avifaune, cette sortie nous emmènera à la découverte des oiseaux encore hivernants, mais nous fera également découvrir les premiers chanteurs et ceux reprenant une activité territoriale. Nous prêterons également attention aux potentielles espèces de passage qui ont entrepris leur remontée vers leur site nidification. N’hésitez pas à nous rejoindre, que ce soit pour apprendre de nouvelles choses ou partager votre savoir !

Espèces potentielles : Grive musicienne, Accenteur mouchet, Mésanges, Grimpereau des jardins, Pinson des arbres, Pic épeiche, Bouscarle de Cetti, espèces aquatiques communes, …

Lieu de rendez-vous : Parking du Parc Charles Fenain, Rue de la Motte Julien, Flers-en-Escrebieux. Voir plan ci-dessous (GPS : 50°23′36.7″ N – 3°03′45.7″ E ou 50.393516, 3.062704). Covoiturage possible : me contacter !

Heure de rendez-vous : 9h00 – Fin vers 12h

Tarifs : Animation gratuite organisée avec la section Gorgebleue du GON
Inscription (facultatif) : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité relativement faible, sentier parfois accidenté.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles/longue-vue et guide de terrain (si vous en avez), boisson chaude.

Réseaux sociaux : Ma page facebook

Sortie aux marais d’Harchies – 21 décembre 2019

Les marais d’Harchies, situés au cœur de la vallée de la Haine, à quelques kilomètres de la frontière, s’étendent entre Bernissart et Hensies. Ils couvrent environ 550 ha et constituent l’un des sites les plus remarquables de la région Wallonne. On y trouve une très grande variété d’habitats (étangs, roselières, typhaies, cariçaies, prairies, saulaies, peupleraies, bois de feuillus, massifs de buisson, etc.) et une grande richesse au niveau de l’avifaune. Ils sont intéressants à visiter toute l’année et réservent souvent de belles surprises.

Étang de Pommerœul

La visite nous emmènera donc découvrir les oiseaux hivernants à travers une multitude de milieux. Nous prêterons notamment attention aux prairies pâturées par les vaches, souvent accompagnées des Hérons garde-boeufs. Nous ouvrirons également l’œil depuis les observatoires : Butor étoilé et Cygne de Bewick pourraient tout à fait être observés ! Ainsi que, pourquoi pas, d’autres raretés !

Espèces potentielles : Passereaux, Grives hivernales, Bouscarle de Cetti, Martin-pêcheur d’Europe, Butor étoilé, Héron garde-bœuf, Cygne de Bewick, espèces aquatiques communes, …

Lieu de rendez-vous : CRIE d’Harchies, 5 Rue des Préaux 5, 7321 Bernissart, Belgique. Tournez à droite au bout de la rue  pour accéder au parking (rue des Sartis). Voir plan ci-dessous (GPS : 50°27′57.6″ N – 2°40′19.5″ E ou 50.465987, 3.672073). Covoiturage possible : me contacter !

Heure de rendez-vous : 9h00 – Fin vers 14h/15h (Tarif journée)

Tarifs : Cliquez pour les consulter – Remise de 5 euros sur votre première sortie (Tarif journée)
Inscription : Me contacter via la page de contact ou via la page Facebook

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible, accessible à tous.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles/longue-vue et guide de terrain (si vous en avez), casse-croûte, boisson chaude.

Les insectes du monde : une clé de détermination des familles et plus encore !

Après de longues années de travail et la collaboration d’une cinquantaine de spécialistes à travers le monde, ce magnifique ouvrage qu’est « Les Insectes du Monde » voit enfin le jour. Pour tous les entomologistes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, cette œuvre fera très certainement parti des incontournables ! Les différentes familles d’insectes et leur détermination n’auront plus de secrets ! Le coffret, qui contiendra 3 tomes, est disponible à la pré-commande au lien suivant, avec une remise de 15% : Éditions Museo – Les Insectes du Monde

Cela me rappelle le fascicule « Les insectes d’Afrique et d’Amérique tropicale : clés pour la reconnaissance des familles », d’Henri-Pierre Aberlenc et Gérard Delvare, dont j’ai fait l’acquisition lors d’un stage et qui m’avait été d’une aide précieuse pour déterminer la plupart des familles auxquelles je fus confronté. Un livret somme toute également utilisable dans nos contrées et que je consulte encore régulièrement aujourd’hui, en veillant à l’évolution de la classification depuis sa parution. J’attendais donc la publication de ce nouveau et colossal travail avec impatience !

Sortie aux Marais de la Marque à Fretin – le 17/11/2019

Au cœur de la vallée de la Marque, ces marais, partagés entre les communes de Fretin, Péronne-en-Mélantois et Templeuve, ont été restaurés et entièrement réaménagés par le département du Nord.

Marais de la Marque — Par CamillevaTravail personnel, CC BY-SA 4.0, Lien

Situé à quelques kilomètres de la métropole lilloise, le site s’impose comme l’un des plus intéressants de l’agglomération, et permet l’observation d’un large cortège d’espèces aquatiques.

Les zones boisées et plus ouvertes s’annoncent tout aussi intéressantes pour les passereaux hivernaux : Tarins des aulnes et Pinsons du Nord seront à rechercher en particulier. Quelques espèces rares sont également susceptibles d’être vues.

Espèces potentielles : espèces aquatiques et forestières communes, Bécassine des marais, Martin-pêcheur d’Europe, Grande Aigrette, Râle d’eau, Pinson du Nord, Tarin des Aulnes.

Lieu de rendez-vous : Parking du site, Route de Templeuve, 59273 Fretin. Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 33′ 28.8 » N – 3° 09′ 46.8 » E ou 50.557996, 3.162999) – Covoiturage possible en fonction de votre lieu de départ.

Heure de rendez-vous : 8h30 – Fin vers 12h30 – Tarif d’une demi-journée

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter via la page de contact ou via la page Facebook

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible, accessible à tous.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo (gants s’il fait très froid), boisson chaude, jumelles ou longue-vue (si vous en avez).

Sortie aux Cinq Tailles à Thumeries – le 2 Novembre

Reprise des sorties après une période d’absence liée à un contrat ! 

Situé à coté du massif forestier de Phalempin, l’Espace Naturel Sensible (ENS) des Cinq-Tailles, composé d’une partie boisée de plus de 70 hectares et deux étendues d’eau de 35 hectares, constitue une formidable réserve pour l’avifaune.

Site Ornithologique des Cinq-Tailles

L’espace est issu d’une reconversion d’un ancien site industriel abandonné : les bassins de décantation des boues de lavage des betteraves à sucre de l’usine Béghin-Say. Les étangs, issus de ces bassins, représentent un lieu idéal pour les oiseaux en halte migratoire et pour les hivernants qui s’y installent.

La partie boisée nous permettra également d’observer tout un cortège de passereaux forestiers, et nous offrira peut-être la chance de croiser quelques Pics !

Espèces potentielles : espèces aquatiques et forestières communes, Pics, Pinson du Nord, Bouvreuil pivoine, Grosbec casse-noyaux, …. et pourquoi pas quelques raretés !

Lieu de rendez-vous : Parking du site ornithologique des Cinq-Tailles, 56 rue Émile Zola, 59239 Thumeries. Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 28′ 42.593″ N – 3° 3′ 52.79″ E ou 50.478498, 3.064664)

Heures de rendez-vous : 8h30 – Fin vers 12h30 – Tarif d’une demi-journée

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter via la page de contact ou via la page Facebook

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible, accessible à tous.

À prévoir :Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez).

Compte-rendu de la sortie à Palluel (08/06/2019)

La matinée s’annonce chaude et ensoleillée à notre arrivée au Marais du Grand Clair. De tous côtés s’élèvent les chants de Fauvettes à tête noire, Pouillots véloces et Troglodytes mignons. Sur le plan d’eau, quelques Grèbes huppés, Foulques macroules et Grands Cormorans affrontent les vagues formées par le vent assez fort, qui souffle en rafales. Des Hirondelles de fenêtre rasent l’eau au loin, près de la berge opposée, accompagnées parfois d’individus plus « rustiques ». C’est alors que passe devant nous, défiant les bourrasques, une Sterne pierregarin. Nous observerons son ballet quelques instants avant de la perdre de vue. Bien plus haut dans le ciel, se font entendre quelques oiseaux à la silhouette en forme de faucille si caractéristique : les Martinets noirs.

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Sterne pierregarin — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

En poursuivant vers le Marais d’Écourt-Saint-Quentin, nous verrons une Grive musicienne sur le chemin, fort occupée à régler son compte à un grand lombric ! Quelques Rousserolles verderolles se joindront aux chants d’autres oiseaux, et nous suspecterons même d’avoir entendu l’Hypolaïs polyglotte mais sans pouvoir le confirmer (cette dernière étant apparemment timide ce jour là). Arrivés au plan d’eau, nous n’y contacterons que peu d’espèces, mais entendrons dans les buissons le chant puissant et mélodieux du Rossignol philomèle. Nous aurons même la chance d’apercevoir un second individu passant d’une branche à une autre (une femelle ?). Un peu plus loin derrière, dans les arbres, nous percevrons également le roucoulement discret d’au moins deux Tourterelles des bois.

Rossignol
Rossignol philomèle — Par VogelartinfoTravail personnel, GFDL 1.2, Lien

Le long du sentier longeant le Marais d’Arleux et le Vieux Marais, nous ne croiserons que relativement peu de nouvelles espèces d’oiseaux. En revanche, nous y rencontrerons beaucoup d’Odonates (Libellules et demoiselles), ainsi que d’autres insectes. Ci-dessous, quelques photographies que nous avons prises sur le terrain :

Agrion à larges pattes (ou Pennipatte bleuâtre) — Platycnemis pennipes — Femelle immature — Par Guillaume Delporte
Agrion élégant — Ischnura elegans — Mâle — Par Anne-Sylvie Caous
Agrion exclamatif (ou Agrion joli) — Coenagrion pulchellum — Mâle — Par Anne-Sylvie Caous
Agrion jouvencelle — Coenagrion puella — Mâle — Par Anne-Sylvie Caous
Agrion jouvencelle — Coenagrion puella — Femelle immature — Par Guillaume Delporte
Nymphe au corps de feu — Pyrrhosoma nymphula — Femelle f. typica — Par Guillaume Delporte
Agapanthie à pilosité verdâtre — Agapanthia villosoviridescens — Par Guillaume Delporte
Cercope (ou Crachat de coucou) — Cercopis vulnerata — Par Guillaume Delporte
Malachie à deux points — Malachius bipustulatus — Par Guillaume Delporte
Punaise arlequin (ou Graphosome rayé) — Graphosoma italicum — Par Guillaume Delporte

Le tour des marais nous amènent finalement à Arleux où nous prendrons la route qui nous ramène à Palluel. En ville, nous contacterons quelques espèces supplémentaires comme les Tourterelles turques et Moineaux domestiques. À l’entrée de Palluel, en contre-bas du pont passant au dessus de la petite Sensée, nous découvrirons une famille de Cygnes tuberculés composée de deux adultes et sept poussins. Sur la berge, une autre famille attire notre attention : il s’agit de trois Bergeronnettes des ruisseaux, probablement deux jeunes en compagnie d’un adulte.

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Bergeronnette des ruisseaux — Par I, Luc Viatour, CC BY-SA 3.0, Lien
Liste des espèces Animales

– Agapanthie à pilosité verdâtre (Agapanthia villosoviridescens)
– Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes)
– Agrion élégant (Ischnura elegans)
– Agrion exclamatif (Coenagrion pulchellum)
– Agrion jouvencelle (Coenagrion puella)
– Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum)
– Bergeronnette grise
– Bergeronnette des ruisseaux
– Bouscarle de Cetti
– Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens)
– Canard colvert
– Cercope ou Crachat de coucou (Cercopis vulnerata)
– Choucas des tours
– Corneille noire
– Coucou gris
– Cygne tuberculé
– Fauvette à tête noire
– Fauvette des jardins
– Foulque macroule
– Gallinule poule-d’eau
– Geai des chênes
– Grand Cormoran
– Grèbe huppé
– Grimpereau des jardins
– Grive musicienne
– Héron cendré
– Hirondelle de fenêtre
– Hirondelle rustique
– Lapin de garenne
– Libellule fauve (Libellula fulva)
– Malachie à deux points (Malachius bipustulatus)
– Martinet noir
– Merle noir
– Mésange bleue
– Mésange charbonnière
– Moineau domestique
– Nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula)
– Oedemère noble (Oedemera nobilis)
– Pic épeiche
– Pie bavarde
– Pigeon ramier
– Pinson des arbres
– Pouillot véloce
– Punaise arlequin (Graphosoma italicum)
– Pyrale de l’Ortie (Anania hortulata)
– Rossignol philomèle
– Rousserolle verderolle
– Sittelle torchepot
– Sterne pierregarin
– Sympétrum sanguin (Sympetrum sanguineum)
– Tourterelle des bois
– Tourterelle turque
– Troglodyte mignon
– Vulcain (Vanessa atalanta)

Liste des espèces Végétales

Arctium lappa (Grande bardane, Bardane commune)
– Capsella bursapastoris (Capselle bourse-à-pasteur, Bourse-de-capucin)
Lamium album (Lamier blanc, Ortie blanche, Ortie morte)
Matricaria discoidea (Matricaire fausse-camomille, Matricaire discoïde)
Plantago major (Plantain majeur, Grand plantain, Plantain à bouquet)
Silene latifolia (Compagnon blanc, Silène à feuilles larges)
Stachys sylvatica (Épiaire des bois, Ortie à crapauds, Ortie puante)
Symphytum officinale (Consoude officinale, Grande consoude)

Sortie au Marais de Palluel – le 08/06/2019

Le marais de Palluel est une zone humide située dans le complexe marécageux de la vallée de la Sensée ouest. Il est constitué de vastes étangs, de boisements tourbeux, de peupleraies et de prairies alluviales. Il comporte une grande diversité de végétations aquatiques, amphibies et hygrophiles. Ses habitats sont connus pour être favorables à des espèces peu communes telles que le Blongios nain ou le Balbuzard pêcheur.

Marais de Palluel

Le mois de Juin est une période assez calme d’un point de vue ornithologique, la plupart des espèces étant en pleine nidification. Quelques unes, un peu plus tardives, sont tout de même à noter, comme le Loriot d’Europe que nous pourrions entendre chanter dans la cime des arbres. Le Blongios nain, régulièrement chanteur en mai et juin sur le site, pourrait également être observé. Du côté des insectes, de nombreuses espèces devraient être au rendez-vous !

Espèces potentielles : Mouettes et Goélands, Martin-pêcheur d’Europe,  Busard des roseaux, Passereaux paludicoles, Loriot d’Europe, Blongios nain… 

Lieu de rendez-vous : Parking du Marais du Grand Clair, Impasse au bout du Chemin du Marais, 62860 Palluel. Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 16′ 12.0 » N – 3° 05′ 32.2 » E ou 50.269995, 3.092281) – Covoiturage possible en fonction de votre lieu de départ.

Heure de rendez-vous : 8h30 – Fin vers 12h30 – Tarif d’une demi-journée

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible, accessible à tous.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez).

Compte-rendu de la sortie aux plaines des Moëres (04/05/2019)

Malgré le temps quelque peu instable et quelques averses de grêles qui auront suffit à nous tremper, cette journée fut l’occasion de faire un bon nombre d’observations, à commencer par le Phragmite des joncs, dont le chant nous accompagnera sur quasiment tout le circuit.

Phragmite des joncs — Par Guillaume Delporte — Digiscopie

Au début de notre promenade, un rapace de saison fait son apparition, visiblement intéressé par un champ d’escourgeon, au-dessus duquel il plane longuement, s’arrêtant parfois pour faire du vol sur place. Le corps dans les tons bruns et les ailes gris cendré aux primaires noires permettent de l’identifier facilement : il s’agit d’un mâle de Busard des roseaux. En poursuivant notre chemin, des Perdrix grises et Faisans de Colchide s’envolent d’un champ à notre passage, tandis qu’au dessus de nous passent des dizaines d’Hirondelles rustiques auxquelles se mêlent des Hirondelles de fenêtre.

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Hirondelle de fenêtre — Par Ómar RunólfssonHouse Martin – Delichon urbicum – Bæjasvala Uploaded by Snowmanradio, CC BY 2.0, Lien

Sur la première mare de chasse que nous croisons, la vasière apparente nous offre nos premiers limicoles : Vanneaux huppés, Avocettes élégantes, Petits gravelots, Tournepierre à collier et deux Bécasseaux de Temminck !

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Bécasseau de Temminck — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

Un peu plus loin, de l’autre côté d’une route, un plan d’eau semble tout aussi intéressant, mais le fort vent de face ne nous facilite pas la tâche et complique l’identification de tous les oiseaux présents. Nous parvenons toutefois à distinguer des Échasses blanches, Sarcelles d’été et Chevaliers gambettes.

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Sarcelle d’été — Par Ferran Pestaña from Barcelona, España — Cerceta carretona – Xarrasclet – Garganey – Anas querquedula, CC BY-SA 2.0, Lien

Le long du « Chemin des huttes », les nombreuses mares ajoutent quelques oiseaux à notre liste. Nous notons ainsi un grand groupe de Cygnes tuberculés, un Martin-pêcheur d’Europe, des Spatules blanches, des Goélands bruns, des Tadornes de Belon, deux Chevaliers guignettes et des Barges à queue noire.

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Barge à queue noire — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

La fin de la ballade est en revanche assez calme, tout juste ponctuée par le chant des Alouettes des champs. En revenant vers la ville, nous trouvons dans la végétation une espèce de punaise, la Corée marginée (Coreus marginatus). Nous en profitons également pour dresser la liste de toutes les espèces végétales que nous avons observées.

Corée marginée (Coreus marginatus) — Par Guillaume Delporte
Liste des espèces Animales

– Aigrette garzette
– Alouette des champs
– Avocette élégante
– Barge à queue noire
– Bécasseau de Temminck
– Bergeronnette grise
– Busard des roseaux
– Buse variable
– Canard colvert
– Canard souchet
– Corée marginée
– Chevalier gambette
– Chevalier guignette
– Choucas des tours
– Cygne tuberculé
– Échasse blanche
– Faisan de Colchide
– Fauvette à tête noire
– Fauvette grisette
– Foulque macroule
– Gallinule poule-d’eau
– Goéland brun
– Grand Cormoran
– Grande Aigrette
– Grèbe huppé
– Héron cendré
– Hirondelle de fenêtre
– Hirondelle rustique
– Lièvre d’Europe
– Linotte mélodieuse
– Martin-pêcheur d’Europe
– Merle noir
– Mésange bleue
– Moineau domestique
– Oie cendrée
– Perdrix grise
– Petit gravelot
– Phragmite des joncs
– Pic épeiche
– Pigeon ramier
– Pouillot véloce
– Sarcelle d’été
– Spatule blanche
– Tadorne de Belon
– Tournepierre à collier
– Tourterelle turque
– Troglodyte mignon
– Vanneau huppé

Liste des espèces Végétales

Achillea millefolium (Achillée millefeuille, Herbe au charpentier, Sourcils-de-Vénus)
Anthriscus sylvestris (Cerfeuil des bois, Persil des bois)
Bellis perennis (Pâquerette)
Capsella bursapastoris (Capselle bourse-à-pasteur, Bourse-de-capucin)
– Cardamine hirsuta (Cardamine hérissée, Cresson de muraille)
Fumaria officinalis (Fumeterre officinale, Herbe à la veuve)
Galium aparine (Gaillet gratteron, Herbe collante)
Glechoma hederacea (Lierre terrestre, Gléchome Lierre terrestre)
Lamium album (Lamier blanc, Ortie blanche, Ortie morte)
Lamium purpureum (Lamier pourpre, Ortie rouge)
Matricaria discoidea (Matricaire fausse-camomille, Matricaire discoïde)
Nuphar lutea (Nénuphar jaune, Nénufar jaune)
Plantago lanceolata (Plantain lancéolé, Herbe aux cinq coutures)
Plantago major (Plantain majeur, Grand plantain, Plantain à bouquet)
Rorippa amphibia (Cresson amphibie, Rorippe amphibie)
Silene dioica (Compagnon rouge, Robinet rouge)
Silene latifolia (Compagnon blanc, Silène à feuilles larges)
Symphytum officinale (Consoude officinale, Grande consoude)
Stellaria media (Mouron des oiseaux, Morgeline)
Tanacetum vulgare (Tanaisie commune, Sent-bon)
Taraxacum sp. (Pissenlit)
Trifolium repens (Trèfle rampant, Trèfle blanc, Trèfle de Hollande)
Viburnum opulus (Viorne obier, Viorne aquatique)