Un papillon hivernant : la Découpure

Scoliopteryx libatrix — La Découpure — Par Guillaume Delporte

La Découpure (Scoliopteryx libatrix) est un papillon d’une envergure comprise entre 40 et 45 mm, appartenant à la famille des Erebidae. Les adultes apparus en automne passent l’hiver, parfois en nombre très important, dans des grottes, caves ou toutes autres anfractuosités leur offrant un abri suffisant. Ici, la photo a été prise dans un vieux tunnel souterrain d’un château aujourd’hui disparu. Ils en ressortiront à la fin de l’hiver, à partir du mois de mars, pour se reproduire.

Espèce commune, elle se retrouve dans des habitats variés (friches, bois, marais, parcs, jardins, etc.), pour peu que les plantes hôtes de la chenille y soient présentes : à savoir les Saules et Peupliers.

Critères d’identification : Papillon inconfondable aux ailes fort découpées qui lui valent son nom. Le fond de ces dernières est plutôt de couleur marron/brune, plus ou moins teinté de gris, avec une belle tâche orange sur la moitié basale de l’aile antérieure (de la tête jusqu’au milieu). Les quatre points blancs (deux sur chaque aile) et la double ligne médiane grise sont également toujours présents.

Scoliopteryx libatrix — La Découpure — Par Guillaume Delporte

Sortie à la réserve de Wagnonville – 17 Février 2019

La réserve naturelle régionale du marais de Wagnonville se situe à l’ouest des grands marais de la plaine de la Scarpe. Au nord de la ville de Douai, le site est traversé par l’Escrebieux, un affluent de la Scarpe. Il repose sur des alluvions récentes déposées par les crues de la rivière, qui recouvrent la craie ou des niveaux sablo-argileux du tertiaire. Trois grands secteurs écologiques y ont été identifiés et en font sa richesse.

→ Les milieux aquatiques et les zones humides : Ils comprennent un étang principal de faible profondeur entouré de roselières, quelques mares et fossés, une prairie humide, un secteur de vasière et une zone remarquable de tourbière à sphaignes.

etangwagnonville
Étang de Wagnonville — Par PIERRE ANDRE LECLERCQOwn work, CC BY-SA 4.0, Link

→ Le boisement : composé principalement de peupleraies, il occupe les parties Nord et Ouest de la réserve.

boiswagnonville
Sentier du boisement — Par PIERRE ANDRE LECLERCQOwn work, CC BY-SA 4.0, Link

→ La friche herbacée et arbustive : située au Nord-Est de la réserve, sur l’ancienne décharge, elle est surélevée du reste du Marais et présente deux grands types de végétation.

La diversité des milieux fait donc de ce site un lieu idéal pour découvrir la faune et la flore, ainsi que certaines espèces patrimoniales. Principalement accès sur l’avifaune, cette sortie nous emmènera à la découverte des oiseaux hivernants. Nous prêterons également attention aux autres animaux que nous pourrions croiser, et sommes ouverts à toutes contributions en botanique. N’hésitez pas à nous rejoindre, que ce soit pour apprendre de nouvelles choses ou partager votre savoir !

Espèces potentielles : Passereaux forestiers, Grives hivernales, Bouscarle de Cetti, espèces aquatiques communes, …

Lieu de rendez-vous : Parking du Parc Charles Fenain, Rue de la Motte Julien, Flers-en-Escrebieux. Voir plan ci-dessous (GPS : 50°23′36.7″ N – 3°03′45.7″ E ou 50.393516, 3.062704). Covoiturage possible : me contacter !

Heure de rendez-vous : 9h00 – Fin vers 12h

Tarifs : Animation gratuite organisée avec la section Gorgebleue du GON
Inscription (facultatif) : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité relativement faible, sentier parfois accidenté.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles/longue-vue et guide de terrain (si vous en avez), boisson chaude.

Compte-rendu de la sortie aux marais de Cambrin (12/01/2019)

Les marais seront tout d’abord animés par quelques rondes de passereaux où se mêlent diverses espèces : Mésanges bleues, Mésanges charbonnières, Mésanges à longue queue, Sittelles torchepots, Grimpereaux des jardins et Pinsons des arbres. Très actifs, à la recherche de nourriture en groupe, nous pourrons les observer longuement passant d’arbres en arbres, de branches en branches. Au loin, le tambourinement d’un Pic épeiche se fait entendre à plusieurs reprises, mais l’oiseau reste invisible. C’est alors qu’un curieux visiteur pointe le bout de son museau et focalise l’attention : un Écureuil roux ! Se déplaçant agilement, ils disparaîtra bien vite au cœur du boisement, aussi furtivement qu’il était apparu !

grive mauvis
Écureuil roux — Par Ray eye — Photograph by Ray eye, CC BY-SA 2.0 de, Lien

Sur le plan d’eau, la plupart des espèces de canard nagent paisiblement ou se reposent. Il en est de même pour les majestueux Cygnes tuberculés, qui feront plusieurs passages avant leur envol pour le moins bruyant. D’autres sont un peu plus actifs, comme ce Grèbe castagneux, tout proche de l’observatoire et très concentré sur sa pêche. Les Grands Cormorans sont également très démonstratifs : arborant déjà leur plumage nuptial, ils transportent dans leur bec des branches pour construire leur nid. Plus calmes, quelques Hérons cendrés sont perchés sur divers supports ligneux à intervalles réguliers le long de la berge, surveillant la scène telles des sentinelles. 

Cygne tuberculé — Par Guillaume Delporte — Digiscopie

Le cheminement restant à travers les bois, parsemés de quelques espaces plus ouverts, nous donnera l’occasion de voir et d’entendre une Grive litorne, ainsi qu’un groupe important de Chardonnerets élégants. Ces derniers s’arrêteront de longues minutes pour nettoyer leur plumage avant de repartir. Nous terminerons ensuite la boucle en croisant quelques espèces communes : Merle noir, Rougegorge familier, Troglodyte mignon, Tourterelle turque, etc.

Chardonnerets élégants — Par Guillaume Delporte — Digiscopie
Liste des espèces

– Canard chipeau
– Canard colvert
– Canard souchet
– Chardonneret élégant
– Choucas des tours
– Cygne tuberculé
– Écureuil roux
– Foulque macroule
– Gallinule poule-d’eau
– Goéland argenté
– Goéland brun
– Grand Cormoran
– Grande Aigrette
– Grèbe castagneux
– Grimpereau des jardins
– Grive litorne
– Héron cendré
– Merle noir
– Mésange à longue queue
– Mésange bleue
– Mésange charbonnière
– Moineau domestique
– Mouette rieuse
– Pic épeiche
– Pigeon ramier
– Pinson des arbres
– Rougegorge familier
– Sittelle torchepot
– Tourterelle turque
– Troglodyte mignon

Sortie aux marais d’Harchies – 26 Janvier 2019

Les marais d’Harchies, situés au cœur de la vallée de la Haine, à quelques kilomètres de la frontière, s’étendent entre Bernissart et Hensies. Ils couvrent environ 550 ha et constituent l’un des sites les plus remarquables de la région Wallonne. On y trouve une très grande variété d’habitats (étangs, roselières, typhaies, cariçaies, prairies, saulaies, peupleraies, bois de feuillus, massifs de buisson, etc.) et une grande richesse au niveau de l’avifaune. Ils sont intéressants à visiter toute l’année et réservent souvent de belles surprises.

Étang de Pommerœul

La visite nous emmènera donc découvrir les oiseaux hivernants à travers une multitude de milieux. Nous prêterons notamment attention aux prairies pâturées par les vaches, souvent accompagnées des Hérons garde-boeufs. Nous ouvrirons également l’œil depuis les observatoires : Butor étoilé et Cygne de Bewick pourraient tout à fait être observés ! Ainsi que, pourquoi pas, d’autres raretés !

Espèces potentielles : Passereaux, Grives hivernales, Bouscarle de Cetti, Martin-pêcheur d’Europe, Butor étoilé, Héron garde-bœuf, Cygne de Bewick, espèces aquatiques communes, …

Lieu de rendez-vous : CRIE d’Harchies, 5 Rue des Préaux 5, 7321 Bernissart, Belgique. Tournez à droite au bout de la rue  pour accéder au parking (rue des Sartis). Voir plan ci-dessous (GPS : 50°27′57.6″ N – 2°40′19.5″ E ou 50.465987, 3.672073). Covoiturage possible : me contacter !

Heure de rendez-vous : 9h00 – Fin vers 14h/15h (Tarif journée)

Tarifs : Offre découverte ! 20€ Adulte – 15€ Étudiant – 5€ Enfant
(Prix de groupe possible)
Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible, accessible à tous.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles/longue-vue et guide de terrain (si vous en avez), casse-croûte, boisson chaude.

Compte-rendu de la sortie à Rieulay (22/12/2018)

La visite commence avec les chants de quelques Mésanges bleues, toujours présentes pour nous accueillir. Des groupes de Chardonnerets élégants et Pinsons des arbres passent en vol pendant ce temps, poussant leurs cris à intervalles réguliers. Les traditionnels Rougegorges familiers et Troglodytes mignons sont également de la partie et sont parmi les premiers à se manifester, sonnant l’alerte à la vue de notre petite équipe. Sur le chemin menant du parking au plan d’eau, nous croisons des oies bien bruyantes : les Bernaches du Canada. Introduite à des fins ornementales et cynégétiques dès le début du XVIIe siècle en Angleterre, cette espèce à forte croissance est désormais largement répandue en Europe.

grive mauvis
Bernache du Canada — Par 0x010CTravail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

Quelques pas plus loin, à notre arrivée sur les berges de l’étang, nous avons une belle surprise ! Une oie plutôt exceptionnelle pour la région est occupée à brouter des végétaux : l’Oie à bec court. Nicheuse sur les sites du Spitzberg, de l’Islande et de l’est du Groenland, cette migratrice gagne fin août les îles Britanniques, les côtes du Danemark et de la mer du Nord. Les populations les plus occidentales peuvent toutefois se rencontrer sur la côte de la région, mais rarement dans les terres. Observée à plusieurs reprises à Rieulay, il s’agit probablement d’un individu isolé, resté sur place pour une raison quelconque (certains suspectent une aile abîmée).

Oie à bec court — Par Anne-Sylvie Caous

Sur l’eau, nous observons diverses espèces de canards, des Grands Cormorans, des Grèbes huppés et castagneux, des Foulques macroules en nombre, quelques Gallinules poules-d’eau, des ardéidés (Héron cendré, Grande Aigrette, Aigrette garzette), ainsi qu’un couple de Cygnes tuberculés accompagné de jeunes de l’année. Notre attention se reportera toutefois assez rapidement sur les poteaux séparant la zone de loisirs de la réserve naturelle. Ils constituent en effet un support très apprécié des laridés et il faut bien ouvrir l’œil pour ne pas manquer une espèce plus rare parmi celles plus communes. Nous dénombrons ainsi un grand nombre de Goélands argentés et Mouettes rieuses avant de tomber sur un individu plus remarquable. L’œil noir, la tête blanche presque immaculée, le bec assez long et sans gonys marqué, il s’agit du Goéland pontique !

Bécassine des marais
Goéland pontique — Par Par Marek SzczepanekTravail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

Juste avant de partir vers la partie plus boisée du terril, le cri d’une Mésange nonnette attirera notre attention, mais nous ne parviendrons pas à l’apercevoir. Dans le boisement, deux points de vue donnent sur le site des Fiantons en contrebas du terril des Argales. Ce dernier est constitué de roselières, mares et prairies humides. Il est fréquent d’y entendre ou d’y voir le Pic vert, mais il nous ne fera pas l’honneur de se manifester cette fois. En revanche, nous verrons passer en vol un Pic épeiche et entendrons deux nouvelles espèces : une Sittelle torchepot au loin et un Grimpereau des jardins dans les arbres nous entourant. En poursuivant notre route, nous croiserons une ronde de passereaux composée de plusieurs espèces, avec les Mésanges à longue queue particulièrement bien représentées. Nous aurons également la chance de voir plusieurs groupes de deux espèces de grives hivernales : les Grives litornes (au « djak-djak-djak » fort reconnaissable) et les Grives mauvis (au sifflement incisif et râpeux).

Grives litornes — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

Nous terminerons ensuite rapidement la ballade sous une averse soudaine, juste suffisante pour nous tremper. À la fin de celle-ci, et presque à la sortie du site, un petit groupe de Moineaux domestiques se montrera, comme pour nous saluer.

Liste des espèces

– Aigrette garzette
– Bernache du Canada
– Canard colvert
– Chardonneret élégant
– Corneille noire
– Cygne tuberculé
– Étourneau sansonnet
– Foulque macroule
– Fuligule milouin
– Fuligule morillon
– Gallinule poule-d’eau
– Geai des chênes
– Goéland argenté
– Goéland pontique
– Grand Cormoran
– Grande Aigrette
– Grèbe castagneux
– Grèbe huppé
– Grimpereau des jardins
– Grive litorne
– Grive mauvis
– Héron cendré
– Lapin de garenne
– Merle noir
– Mésange à longue queue
– Mésange bleue
– Mésange charbonnière
– Mésange nonnette
– Moineau domestique
– Mouette rieuse
– Oie à bec court
– Perdrix grise
– Pic épeiche
– Pie barvarde
– Pigeon ramier
– Pinson des arbres
– Roitelet huppé
– Rougegorge familier
– Sittelle torchepot
– Troglodyte mignon

Sortie au marais de Cambrin – 12 Janvier 2019

La réserve naturelle régionale du marais de Cambrin, Annequin, Cuinchy et Festubert, localisée entre Lille et Béthune, s’étend sur plus de 74 hectares. Cette zone humide se situe dans la vallée alluviale inondable de la plaine de la Lys, au cœur des marais de Beuvry, Cuinchy et Festubert.

Elle est constituée pour plus d’un tiers de sa superficie par une vaste étendue d’eau, le reste étant principalement occupé par des boisements parsemés de mares et de prairies humides pâturées ou fauchées. Cette mosaïque d’habitats fait de ce site, d’un grand intérêt paysager et écologique, une zone humide d’importance régionale. Il joue ainsi un rôle important dans la préservation de la ressource en eau et constitue un refuge de qualité pour tout un cortège de plantes et d’animaux.

Marais de Cambrin — Par Codepem — Own work, CC BY-SA 3.0, Link

Nous partirons ainsi à la découverte de l’avifaune hivernante du site, des boisements au plan d’eau, en passant par les abords des mares. Nous prêterons particulièrement attention aux berges, dans l’espoir d’y apercevoir le rare Butor étoilé. Si nous en avons le temps, nous irons également faire un tour au Domaine de Bellenville à proximité.

Espèces potentielles : Passereaux (Bouvreuil pivoine, Mésange nonnette, Roitelet triple bandeau, …), Râle d’eau, Bouscarle de Cetti, Martin-pêcheur d’Europe, Butor étoilé, espèces aquatiques communes.

Lieu de rendez-vous : Parking situé (± 93) Rue du Marais, 62149 Cambrin. Voir plan ci-dessous (GPS : 50°31′03.2″ N – 2°44′18.5″ E ou 50.517551, 2.7362693). Covoiturage possible en fonction de votre lieu de départ.

Heures de rendez-vous : 9h00 – Fin vers 12h30/13h (Tarif demi-journée)

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter (Prix de groupe possible)
Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied sur chemin pédestre, pénibilité faible, accessible à tous.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles/longue-vue et guide de terrain (si vous en avez), boisson chaude.

Visite du parc du Marquenterre – Jeudi 27 décembre.

Le Parc du Marquenterre, situé au cœur de la Réserve Naturelle Nationale de la Baie de Somme, est un lieu idéal pour observer les oiseaux. Il est fréquent d’y faire de belles observations et cette journée fut particulièrement riches en découvertes. Voici quelques photos pour les illustrer (vous m’excuserez la qualité, j’ai fait au mieux en digiscopie), avec pour clou du spectacle, l’impressionnant Pygargue à queue blanche !

Garrot à œil d’or femelle — Par Guillaume Delporte — Digiscopie
Garrot à œil d’or mâle — Par Guillaume Delporte — Digiscopie
Bécassine des marais — Par Guillaume Delporte — Digiscopie
Jeune Pygargue à queue blanche — Par Guillaume Delporte — Digiscopie
Jeune Pygargue à queue blanche — Par Guillaume Delporte — Digiscopie
Liste des espèces

– Accenteur mouchet
– Aigrette garzette
– Barge à queue noire
– Bécassine des marais
– Bruant des roseaux
– Buse variable
– Canard colvert
– Canard pilet
– Canard siffleur
– Canard souchet
– Chardonneret élégant
– Chevalier arlequin
– Chevalier gambette
– Corneille noire
– Cygne de Bewick
– Cygne tuberculé
– Faisan de Colchide
– Faucon crécerelle
– Faucon pèlerin
– Foulque macroule
– Fuligule milouin
– Fuligule morillon
– Gallinule poule-d’eau
– Garrot à œil d’or
– Grand Cormoran
– Grande Aigrette
– Grèbe castagneux
– Grèbe huppé
– Harle piette (femelle)
– Héron cendré
– Martin-pêcheur d’Europe (femelle)
– Merle noir
– Mésange à longue queue
– Mésange bleue
– Mésange charbonnière
– Mésange huppée
– Mouette rieuse
– Oie cendrée
– Pie bavarde
– Pinson des arbres
– Pygargue à queue blanche
– Râle d’eau
– Roitelet huppé
– Rougegorge familier
– Sarcelle d’hiver
– Spatule blanche
– Tadorne de Belon
– Troglodyte mignon
– Vanneau huppé

Papillons de nuit hivernaux en Forêt de Mormal

L’hiver est une période où peu de monde s’imagine qu’il peut encore y avoir des insectes en activité. Pourtant, c’est le cas de certaines espèces de papillons nocturnes appartenant, pour la plupart, à la famille des Geometridae.

Une animation organisée par Mélanie Balbrick et Sébastien Verne, au sein de la forêt de Mormal, nous a permis d’aller à leur rencontre et de découvrir leur biologie parfois surprenante (cf. l’article suivant : Des papillons de nuit hivernaux).

Piège tavoillot équipé d’une lepiLED — Par Clémence Simart

L’espèce la plus abondante lors de cette soirée fut sans nul doute la Phalène brumeuse (Operophtera brumata). Elle se développe sur feuillus, voire conifères, en milieu généralement forestier. Les femelles présentent la particularité d’avoir les ailes atrophiées et grimpent le long des troncs, où elles émettent des phéromones pour attirer les mâles volants. Après l’accouplement, les femelles continuent leur ascension et gagnent les bourgeons des branches hautes, où elles pondront leurs œufs. Au printemps, les chenilles éclosent et peuvent alors se délecter des jeunes feuilles.

Accouplement d’Operophtera brumata — Par Clémence Simart

Parmi les autres espèces de papillons observées, nous pouvons mentionner Agrochola circellaris (la Xanthie ferruginée – Noctuidae), Conistra vaccinii (l’Orrhodie de l’Airelle – Noctuidae) et Poecilocampa populi populi (le Bombyx du Peuplier – Lasiocampidae). Quelques autres petites bêtes aux mœurs nocturnes se joignirent également à la partie tout au long de la nuit : cloportes, limaces, araignées, et même salamandres !

Salamandra salamandra – Salamandre tachetée — Par Clémence Simart

Sortie au Terril des Argales à Rieulay – le 22/12/2018

Le terril des Argales était le plus grand terril du bassin minier du Nord – Pas-de-Calais, avec 140 hectares d’emprise au sol. Grand terril plat, il a été installé sur des prairies et tourbières de la vallée de la Scarpe.

Terril des Argales

Cet ancien site minier reconverti est maintenant riche d’une réserve naturelle volontaire, d’une réserve ornithologique, d’un conservatoire de plantes des terrils, et d’un secteur consacré à la géologie.

Nous irons ainsi à la découverte de l’avifaune hivernante du site, et prêterons notamment attention aux goélands présents sur les pieux de bois qui traversent l’étang : le Goéland pontique y étant régulièrement observé. Nous rendrons également visite, si nous en avons le temps, à la chèvrerie installée sur le terril.

Espèces potentielles : Mouettes, Goélands (dont pontique), espèces aquatiques communes (Canards, Fuligules, Foulques, etc.), Grand Cormoran, passereaux forestiers, …

Lieu de rendez-vous : Parking du site proche de la ferme des Chevrettes, Rue Espace Terril, 59870 Rieulay. Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 22′ 36.278 » N – 3° 14′ 51.208 » E ou 50.376744, 3.247558)

Heures de rendez-vous : 9h00 – 14h30/15h (Tarif d’une journée complète) OU 9h00-12h30/13h (Tarif demi-journée) – À préciser lors de l’inscription !

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible, accessible à tous.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez), carnet de notes, guide ornitho, boisson chaude, casse-croûte (si vous prévoyez de rester toute la journée). Un peu d’argent si vous voulez acheter du fromage de chèvres ou d’autres produits en vente à la ferme !

Compte-rendu de la sortie aux Marais de la Marque

Le temps est plutôt froid et couvert, avec une légère brume, lors de notre arrivée au matin. Quelques gouttes éparses tombent de temps à autres, mais rien de gênant, et nous sommes finalement plutôt au sec.

Comme souvent, nous sommes vite accueillis par les alertes des Rougegorges familiers et Troglodytes mignons. Puis très vite, viennent s’y mêler une multitudes de cris différents, qu’il n’est pas toujours évident de dissocier. Mais en procédant par étape et en se focalisant sur chacun d’eux, nous parvenons à les identifier tour à tour. L’un des plus distinguables est celui des Grives mauvis, sifflement prolongé, incisif et plutôt « râpeux », avec bien sûr, ceux des nerveuses Mésanges bleues et charbonnières. À intervalles réguliers, elles seront accompagnées par les Mésanges à longue queue, pour le moins très expressives en bande. Grimpereau des jardins et Roitelet huppé seront quelques peu plus discrets, et il nous faudra nous montrer très attentifs pour les apercevoir.

grive mauvis
Grive mauvis — Par Ómar RunólfssonRedwing – Turdus iliacus – Skógarþröstur — Uploaded by Snowmanradio, CC BY 2.0, Lien

Sur le plan d’eau, nous retrouvons quelques espèces assez classiques de canards en cette saison, ainsi que quelques Hérons cendrés et Gallinules poules-d’eau. Nous y verrons également une femelle de Tadorne de Belon, entendrons une Bouscarle de Cetti, et l’on nous signalera un Grèbe castagneux. Mais c’est la présence d’une trentaine de Bécassines des marais qui retiendra un bon moment notre attention.

Bécassine des marais
Bécassine des marais — Par AlpsdakeTravail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

La visite se poursuit ensuite par la prospection des milieux plus ouverts, à la recherche des passereaux hivernaux. Nous n’aurons pas à chercher longtemps ! À peine sortis de l’observatoire, quelques mètres plus loin, nous rencontrons un groupe important de Pinsons des arbres au sol, à la recherche de nourriture. Ils sont accompagnés de Chardonnerets élégants, qui au fur et à mesure des arrivées, viennent grossir les rangs, ainsi que de quelques mésanges. Puis soudain, la chance nous sourit, et nous découvrons au milieu de toute cette troupe, au moins deux Pinsons du Nord, mâle et femelle. Nous nous perdrons quelques temps dans la contemplation de ces oiseaux au plumage très coloré.

Pinson du Nord – Fringilla montifringilla — Par Guillaume Delporte

Enfin, nous terminons la boucle en passant près d’un verger, et nous y entendons le cri caractéristique d’une Mésange boréale, qu’il m’avait déjà semblé avoir perçu auparavant. Sur le chemin menant au parking, nous finirons par voir, au sommet d’une branche, un autre bel oiseau : le Pic épeiche. Deux Chevreuils passeront également furtivement, s’enfonçant dans la végétation !

Liste des espèces

– Bécassine des marais
– Bouscarle de Cetti
– Canard colvert
– Canard souchet
– Chardonneret élégant
– Chevreuil
– Choucas des tours
– Corneille noire
– Épervier d’Europe
– Gallinule poule-d’eau
– Geai des chênes
– Grand Cormoran
– Grèbe castagneux
– Grimpereau des jardins
– Grive mauvis
– Héron cendré
– Merle noir
– Mésange à longue queue
– Mésange bleue
– Mésange boréale
– Mésange charbonnière
– Mouette rieuse
– Pic épeiche
– Pie bavarde
– Pigeon ramier
– Pinson des arbres
– Pinson du Nord
– Roitelet huppé
– Rougegorge familier
– Sarcelle d’hiver
– Tadorne de Belon
– Troglodyte mignon