Les insectes du monde : une clé de détermination des familles et plus encore !

Après de longues années de travail et la collaboration d’une cinquantaine de spécialistes à travers le monde, ce magnifique ouvrage qu’est « Les Insectes du Monde » voit enfin le jour. Pour tous les entomologistes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, cette œuvre fera très certainement parti des incontournables ! Les différentes familles d’insectes et leur détermination n’auront plus de secrets ! Le coffret, qui contiendra 3 tomes, est disponible à la pré-commande au lien suivant, avec une remise de 15% : Éditions Museo – Les Insectes du Monde

Cela me rappelle le fascicule « Les insectes d’Afrique et d’Amérique tropicale : clés pour la reconnaissance des familles », d’Henri-Pierre Aberlenc et Gérard Delvare, dont j’ai fait l’acquisition lors d’un stage et qui m’avait été d’une aide précieuse pour déterminer la plupart des familles auxquelles je fus confronté. Un livret somme toute également utilisable dans nos contrées et que je consulte encore régulièrement aujourd’hui, en veillant à l’évolution de la classification depuis sa parution. J’attendais donc la publication de ce nouveau et colossal travail avec impatience !

Compte-rendu de la sortie à Palluel (08/06/2019)

La matinée s’annonce chaude et ensoleillée à notre arrivée au Marais du Grand Clair. De tous côtés s’élèvent les chants de Fauvettes à tête noire, Pouillots véloces et Troglodytes mignons. Sur le plan d’eau, quelques Grèbes huppés, Foulques macroules et Grands Cormorans affrontent les vagues formées par le vent assez fort, qui souffle en rafales. Des Hirondelles de fenêtre rasent l’eau au loin, près de la berge opposée, accompagnées parfois d’individus plus « rustiques ». C’est alors que passe devant nous, défiant les bourrasques, une Sterne pierregarin. Nous observerons son ballet quelques instants avant de la perdre de vue. Bien plus haut dans le ciel, se font entendre quelques oiseaux à la silhouette en forme de faucille si caractéristique : les Martinets noirs.

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Sterne pierregarin — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

En poursuivant vers le Marais d’Écourt-Saint-Quentin, nous verrons une Grive musicienne sur le chemin, fort occupée à régler son compte à un grand lombric ! Quelques Rousserolles verderolles se joindront aux chants d’autres oiseaux, et nous suspecterons même d’avoir entendu l’Hypolaïs polyglotte mais sans pouvoir le confirmer (cette dernière étant apparemment timide ce jour là). Arrivés au plan d’eau, nous n’y contacterons que peu d’espèces, mais entendrons dans les buissons le chant puissant et mélodieux du Rossignol philomèle. Nous aurons même la chance d’apercevoir un second individu passant d’une branche à une autre (une femelle ?). Un peu plus loin derrière, dans les arbres, nous percevrons également le roucoulement discret d’au moins deux Tourterelles des bois.

Rossignol
Rossignol philomèle — Par VogelartinfoTravail personnel, GFDL 1.2, Lien

Le long du sentier longeant le Marais d’Arleux et le Vieux Marais, nous ne croiserons que relativement peu de nouvelles espèces d’oiseaux. En revanche, nous y rencontrerons beaucoup d’Odonates (Libellules et demoiselles), ainsi que d’autres insectes. Ci-dessous, quelques photographies que nous avons prises sur le terrain :

Agrion à larges pattes (ou Pennipatte bleuâtre) — Platycnemis pennipes — Femelle immature — Par Guillaume Delporte
Agrion élégant — Ischnura elegans — Mâle — Par Anne-Sylvie Caous
Agrion exclamatif (ou Agrion joli) — Coenagrion pulchellum — Mâle — Par Anne-Sylvie Caous
Agrion jouvencelle — Coenagrion puella — Mâle — Par Anne-Sylvie Caous
Agrion jouvencelle — Coenagrion puella — Femelle immature — Par Guillaume Delporte
Nymphe au corps de feu — Pyrrhosoma nymphula — Femelle f. typica — Par Guillaume Delporte
Agapanthie à pilosité verdâtre — Agapanthia villosoviridescens — Par Guillaume Delporte
Cercope (ou Crachat de coucou) — Cercopis vulnerata — Par Guillaume Delporte
Malachie à deux points — Malachius bipustulatus — Par Guillaume Delporte
Punaise arlequin (ou Graphosome rayé) — Graphosoma italicum — Par Guillaume Delporte

Le tour des marais nous amènent finalement à Arleux où nous prendrons la route qui nous ramène à Palluel. En ville, nous contacterons quelques espèces supplémentaires comme les Tourterelles turques et Moineaux domestiques. À l’entrée de Palluel, en contre-bas du pont passant au dessus de la petite Sensée, nous découvrirons une famille de Cygnes tuberculés composée de deux adultes et sept poussins. Sur la berge, une autre famille attire notre attention : il s’agit de trois Bergeronnettes des ruisseaux, probablement deux jeunes en compagnie d’un adulte.

Bruiss
Bergeronnette des ruisseaux — Par I, Luc Viatour, CC BY-SA 3.0, Lien
Liste des espèces Animales

– Agapanthie à pilosité verdâtre (Agapanthia villosoviridescens)
– Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes)
– Agrion élégant (Ischnura elegans)
– Agrion exclamatif (Coenagrion pulchellum)
– Agrion jouvencelle (Coenagrion puella)
– Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum)
– Bergeronnette grise
– Bergeronnette des ruisseaux
– Bouscarle de Cetti
– Caloptéryx éclatant (Calopteryx splendens)
– Canard colvert
– Cercope ou Crachat de coucou (Cercopis vulnerata)
– Choucas des tours
– Corneille noire
– Coucou gris
– Cygne tuberculé
– Fauvette à tête noire
– Fauvette des jardins
– Foulque macroule
– Gallinule poule-d’eau
– Geai des chênes
– Grand Cormoran
– Grèbe huppé
– Grimpereau des jardins
– Grive musicienne
– Héron cendré
– Hirondelle de fenêtre
– Hirondelle rustique
– Lapin de garenne
– Libellule fauve (Libellula fulva)
– Malachie à deux points (Malachius bipustulatus)
– Martinet noir
– Merle noir
– Mésange bleue
– Mésange charbonnière
– Moineau domestique
– Nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula)
– Oedemère noble (Oedemera nobilis)
– Pic épeiche
– Pie bavarde
– Pigeon ramier
– Pinson des arbres
– Pouillot véloce
– Punaise arlequin (Graphosoma italicum)
– Pyrale de l’Ortie (Anania hortulata)
– Rossignol philomèle
– Rousserolle verderolle
– Sittelle torchepot
– Sterne pierregarin
– Sympétrum sanguin (Sympetrum sanguineum)
– Tourterelle des bois
– Tourterelle turque
– Troglodyte mignon
– Vulcain (Vanessa atalanta)

Liste des espèces Végétales

Arctium lappa (Grande bardane, Bardane commune)
– Capsella bursapastoris (Capselle bourse-à-pasteur, Bourse-de-capucin)
Lamium album (Lamier blanc, Ortie blanche, Ortie morte)
Matricaria discoidea (Matricaire fausse-camomille, Matricaire discoïde)
Plantago major (Plantain majeur, Grand plantain, Plantain à bouquet)
Silene latifolia (Compagnon blanc, Silène à feuilles larges)
Stachys sylvatica (Épiaire des bois, Ortie à crapauds, Ortie puante)
Symphytum officinale (Consoude officinale, Grande consoude)

Sortie au Marais de Palluel – le 08/06/2019

Le marais de Palluel est une zone humide située dans le complexe marécageux de la vallée de la Sensée ouest. Il est constitué de vastes étangs, de boisements tourbeux, de peupleraies et de prairies alluviales. Il comporte une grande diversité de végétations aquatiques, amphibies et hygrophiles. Ses habitats sont connus pour être favorables à des espèces peu communes telles que le Blongios nain ou le Balbuzard pêcheur.

Marais de Palluel

Le mois de Juin est une période assez calme d’un point de vue ornithologique, la plupart des espèces étant en pleine nidification. Quelques unes, un peu plus tardives, sont tout de même à noter, comme le Loriot d’Europe que nous pourrions entendre chanter dans la cime des arbres. Le Blongios nain, régulièrement chanteur en mai et juin sur le site, pourrait également être observé. Du côté des insectes, de nombreuses espèces devraient être au rendez-vous !

Espèces potentielles : Mouettes et Goélands, Martin-pêcheur d’Europe,  Busard des roseaux, Passereaux paludicoles, Loriot d’Europe, Blongios nain… 

Lieu de rendez-vous : Parking du Marais du Grand Clair, Impasse au bout du Chemin du Marais, 62860 Palluel. Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 16′ 12.0 » N – 3° 05′ 32.2 » E ou 50.269995, 3.092281) – Covoiturage possible en fonction de votre lieu de départ.

Heure de rendez-vous : 8h30 – Fin vers 12h30 – Tarif d’une demi-journée

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible, accessible à tous.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez).

Compte-rendu de la sortie aux plaines des Moëres (04/05/2019)

Malgré le temps quelque peu instable et quelques averses de grêles qui auront suffit à nous tremper, cette journée fut l’occasion de faire un bon nombre d’observations, à commencer par le Phragmite des joncs, dont le chant nous accompagnera sur quasiment tout le circuit.

Phragmite des joncs — Par Guillaume Delporte — Digiscopie

Au début de notre promenade, un rapace de saison fait son apparition, visiblement intéressé par un champ d’escourgeon, au-dessus duquel il plane longuement, s’arrêtant parfois pour faire du vol sur place. Le corps dans les tons bruns et les ailes gris cendré aux primaires noires permettent de l’identifier facilement : il s’agit d’un mâle de Busard des roseaux. En poursuivant notre chemin, des Perdrix grises et Faisans de Colchide s’envolent d’un champ à notre passage, tandis qu’au dessus de nous passent des dizaines d’Hirondelles rustiques auxquelles se mêlent des Hirondelles de fenêtre.

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Hirondelle de fenêtre — Par Ómar RunólfssonHouse Martin – Delichon urbicum – Bæjasvala Uploaded by Snowmanradio, CC BY 2.0, Lien

Sur la première mare de chasse que nous croisons, la vasière apparente nous offre nos premiers limicoles : Vanneaux huppés, Avocettes élégantes, Petits gravelots, Tournepierre à collier et deux Bécasseaux de Temminck !

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Bécasseau de Temminck — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

Un peu plus loin, de l’autre côté d’une route, un plan d’eau semble tout aussi intéressant, mais le fort vent de face ne nous facilite pas la tâche et complique l’identification de tous les oiseaux présents. Nous parvenons toutefois à distinguer des Échasses blanches, Sarcelles d’été et Chevaliers gambettes.

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Sarcelle d’été — Par Ferran Pestaña from Barcelona, España — Cerceta carretona – Xarrasclet – Garganey – Anas querquedula, CC BY-SA 2.0, Lien

Le long du « Chemin des huttes », les nombreuses mares ajoutent quelques oiseaux à notre liste. Nous notons ainsi un grand groupe de Cygnes tuberculés, un Martin-pêcheur d’Europe, des Spatules blanches, des Goélands bruns, des Tadornes de Belon, deux Chevaliers guignettes et des Barges à queue noire.

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Barge à queue noire — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien

La fin de la ballade est en revanche assez calme, tout juste ponctuée par le chant des Alouettes des champs. En revenant vers la ville, nous trouvons dans la végétation une espèce de punaise, la Corée marginée (Coreus marginatus). Nous en profitons également pour dresser la liste de toutes les espèces végétales que nous avons observées.

Corée marginée (Coreus marginatus) — Par Guillaume Delporte
Liste des espèces Animales

– Aigrette garzette
– Alouette des champs
– Avocette élégante
– Barge à queue noire
– Bécasseau de Temminck
– Bergeronnette grise
– Busard des roseaux
– Buse variable
– Canard colvert
– Canard souchet
– Corée marginée
– Chevalier gambette
– Chevalier guignette
– Choucas des tours
– Cygne tuberculé
– Échasse blanche
– Faisan de Colchide
– Fauvette à tête noire
– Fauvette grisette
– Foulque macroule
– Gallinule poule-d’eau
– Goéland brun
– Grand Cormoran
– Grande Aigrette
– Grèbe huppé
– Héron cendré
– Hirondelle de fenêtre
– Hirondelle rustique
– Lièvre d’Europe
– Linotte mélodieuse
– Martin-pêcheur d’Europe
– Merle noir
– Mésange bleue
– Moineau domestique
– Oie cendrée
– Perdrix grise
– Petit gravelot
– Phragmite des joncs
– Pic épeiche
– Pigeon ramier
– Pouillot véloce
– Sarcelle d’été
– Spatule blanche
– Tadorne de Belon
– Tournepierre à collier
– Tourterelle turque
– Troglodyte mignon
– Vanneau huppé

Liste des espèces Végétales

Achillea millefolium (Achillée millefeuille, Herbe au charpentier, Sourcils-de-Vénus)
Anthriscus sylvestris (Cerfeuil des bois, Persil des bois)
Bellis perennis (Pâquerette)
Capsella bursapastoris (Capselle bourse-à-pasteur, Bourse-de-capucin)
– Cardamine hirsuta (Cardamine hérissée, Cresson de muraille)
Fumaria officinalis (Fumeterre officinale, Herbe à la veuve)
Galium aparine (Gaillet gratteron, Herbe collante)
Glechoma hederacea (Lierre terrestre, Gléchome Lierre terrestre)
Lamium album (Lamier blanc, Ortie blanche, Ortie morte)
Lamium purpureum (Lamier pourpre, Ortie rouge)
Matricaria discoidea (Matricaire fausse-camomille, Matricaire discoïde)
Nuphar lutea (Nénuphar jaune, Nénufar jaune)
Plantago lanceolata (Plantain lancéolé, Herbe aux cinq coutures)
Plantago major (Plantain majeur, Grand plantain, Plantain à bouquet)
Rorippa amphibia (Cresson amphibie, Rorippe amphibie)
Silene dioica (Compagnon rouge, Robinet rouge)
Silene latifolia (Compagnon blanc, Silène à feuilles larges)
Symphytum officinale (Consoude officinale, Grande consoude)
Stellaria media (Mouron des oiseaux, Morgeline)
Tanacetum vulgare (Tanaisie commune, Sent-bon)
Taraxacum sp. (Pissenlit)
Trifolium repens (Trèfle rampant, Trèfle blanc, Trèfle de Hollande)
Viburnum opulus (Viorne obier, Viorne aquatique)

Sortie aux Marais de la Marque à Fretin – le 18/05/2019

Au cœur de la vallée de la Marque, ces marais, partagés entre les communes de Fretin, Péronne-en-Mélantois et Templeuve, ont été restaurés et entièrement réaménagés par le département du Nord.

Marais de la Marque — Par CamillevaTravail personnel, CC BY-SA 4.0, Lien

Situé à quelques kilomètres de la métropole lilloise, le site s’impose comme l’un des plus intéressants de l’agglomération, et permet l’observation d’un large cortège d’espèces aquatiques.

Le mois de Mai se distingue comme étant celui où la biodiversité est maximale, avec le retour de la grande majorité des espèces nicheuses et le passage de nombreux migrateurs. Il est donc tout à fait possible d’observer un certain nombre de limicoles en halte comme les Chevaliers culblancs et guignettes, le Petit Gravelot ou encore d’autres espèces. Du côté de la roselière, à l’est de l’autoroute, il nous faudra prêter attention à la Gorgebleue à miroir et à la Locustelle tachetée.  Les zones de buissons et d’orties seront, quant à elles, favorables à la Rousserolle verderolle et nous pourrions même y croiser, avec de la chance, la Loscustelle luscinoïde. Enfin, la peupleraie pourrait également nous réserver son lot de surprises !

Espèces potentielles : Bécassine des marais, Martin-pêcheur d’Europe,  Chevaliers, Bécasseaux, Petit gravelot, Gorgebleue à miroir, Locustelles, Phragmite des joncs, Bruant des roseaux, Rousserolles, Loriot d’Europe, Coucou gris, Rossignol philomèle, Tourterelle des bois… 

Lieu de rendez-vous : Parking du site, Route de Templeuve, 59273 Fretin. Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 33′ 28.8 » N – 3° 09′ 46.8 » E ou 50.557996, 3.162999) – Covoiturage possible en fonction de votre lieu de départ.

Heure de rendez-vous : 8h30 – Fin vers 12h30 – Tarif d’une demi-journée

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible, accessible à tous (accès handicapés).

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez).

Découverte des plaines des Moëres (Hondschoote) – le 4 ou 5 Mai

Les plaines des Moëres correspondent à une ancienne zone marécageuse, située sous le niveau de la mer, dans la région de Dunkerque et à cheval sur l’actuelle frontière franco-belge. Des travaux de poldérisation (endiguement, drainage et pompage) réalisés il y a plusieurs siècles (entre 1617 et 1627) ont permis de gagner ces terres sur la mer. Elles sont donc aujourd’hui constituées d’un réseau dense de fossés et de canaux, ainsi que d’une mosaïque d’habitats remarquables. Prairies humides, mares de chasse au niveau d’eau variable et bassins de décantation sont d’un intérêt particulier pour les oiseaux en halte migratoire au printemps (limicoles, ardéidés, anatidés). Ce sont également des zones de nidification pour les avocettes, échasses, Barges à queue noire et de nombreux passereaux paludicoles.

Cette sortie nous emmènera ainsi à la découverte de cette zone humide et de l’avifaune qui y réside. Nous rechercherons aussi, si le temps s’y prête, les insectes qui la peuplent.

Espèces potentielles : Anatidés (Sarcelle d’hiver et d’été, Canards, …), Ardéidés (Aigrette garzette, Spatule blanche, …), Limicoles (Barge à queue noire, Chevaliers, Bécasseaux, Combattant varié, …), Passereaux paludicoles.

Lieu de rendez-vous : Parking Rue des Moëres, 59122 Hondschoote (au besoin, possibilité de se garer juste avant, Parking Rue de Cassel). Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 58′ 46.0″ N – 2° 34′ 44.8″ E ou 50.979432, 2.579108) – Covoiturage à privilégier !

Heures de rendez-vous : 9h00 – Fin vers 15-16h – Tarif d’une journée (prix de groupes possible)

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez), casse-croûte pour le midi, boisson.

Sortie aux terrils du Pays à Part – le 13 ou 14 Avril

Les terrils du Pays à Part, situés à Haillicourt, présentent la particularité d’être jumeaux. Culminant à 180m les terrils n°2 et 3 dominent le paysage et offrent une vue imprenable sur les paysages de l’Artois et la chaîne des terrils. La diversité des milieux du site (sources, plans d’eau, pelouses, versants rocailleux, zones humides et boisements) crée des conditions de vie favorables à de nombreuses espèces. La couleur sombre des terrils et leur exposition au soleil permettent également le développement d’une flore et d’une faune très spécifique.

La mi-avril est une période clef pour la recherche d’une espèce étroitement liée à ces sombres collines pendant la migration pré-nuptiale : le Merle à plastron. Plus farouche que le Merle noir, ce dernier peut être observé partout, mais en particulier sur les zones de transition entre les arbres et les pentes dénudées, de préférence au lever du jour. Les zones boisées et humides devraient, quant à elles, nous permettre respectivement d’aller à la rencontre des espèces forestières et aquatiques.

En fonction du temps restant, nous pourrons aussi faire un saut aux terrils des Falandes à proximité.

Espèces potentielles : Merle à plastron, Rougequeue noir, Fauvette à tête noire, rapaces, espèces aquatiques et forestières communes, …

Lieu de rendez-vous : Rue de la Lampisterie, 62940 Haillicourt. Voir plan ci-dessous (GPS : 50° 27′ 55.2″ N – 2° 33′ 56.2″ E ou 50.465335, 2.565620) – Covoiturage possible !

Heures de rendez-vous : 8h30 – Fin vers 12h30 – Tarif d’une demi-journée (prix de groupes possible)

Tarifs : Cliquez ici pour les consulter Inscription : Me contacter

Déplacements sur place : à pied, pénibilité faible.

À prévoir : Chaussures de marche, vêtements adaptés à la météo, jumelles ou longue-vue (si vous en avez).

Compte-rendu de la sortie à Thumeries (09/03/2019)

Période de retour de migration de nombreux oiseaux, le début du mois est caractérisé chez nous par le retour du Pouillot véloce et son chant très facile à reconnaître. Nous l’entendrons d’ailleurs dès notre arrivée sur le site ! Il sera accompagné par ceux de nombreux passereaux hivernant chez nous ou rentrés depuis peu. Avec la reprise des chants, la période est aussi propice à l’observation de tout un tas de comportements indiquant une possible reproduction. L’un des plus remarquables que nous observerons est sans nul doute le travail de la Sittelle torchepot, toute occupée à réduire l’entrée d’une ancienne loge de Pic pour l’adapter à sa taille.

Et une semaine après, voici le résultat !

Sittelle torchepot — Résultat des travaux — Par Guillaume Delporte

C’est également la pleine période d’activité des Pics et nous aurons l’occasion de contacter deux espèces : un Pic épeiche mâle plutôt occupé à rechercher quelques insectes et un Pic noir dont nous n’entendrons que le tambourinement puissant !

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Pic noir — Par Alastair Rae from London, United Kingdom — Black Woodpecker, CC BY-SA 2.0, Lien

Sur le plan d’eau, une colonie pour le moins bruyante de plus d’un millier de Mouettes rieuses s’est installée. Pour l’œil attentif, quelques individus sortent toutefois du lot, avec leur calotte d’un noir intense et leur bec d’un rouge sang : il s’agit en fait de Mouettes mélanocéphales !

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Mouette mélanocéphale (adulte) — Par Michel walTravail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

Enfin, parmi les autres oiseaux d’eau présents, on retrouve une espèce phare du site : le Grèbe à cou noir, en pleine transition vers le plumage nuptial.

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Grèbe à cou noir (nuptial) — Par Andreas TrepteTravail personnel, CC BY-SA 2.5, Lien
Liste des espèces

– Bourdon du groupe terrestris (2 reines de Bombus sp.)
– Bouscarle de Cetti
– Buse variable
– Canard chipeau
– Canard colvert
– Canard souchet
– Choucas des tours
– Cygne tuberculé
– Foulque macroule
– Fuligule milouin
– Fuligule morillon
– Gallinule poule-d’eau
– Goéland argenté
– Grand Cormoran
– Grèbe à cou noir
– Grèbe castagneux
– Grimpereau des jardins
– Héron cendré
– Merle noir
– Mésange à longue queue
– Mésange boréale
– Mésange bleue
– Mésange charbonnière
– Mésange huppée
– Mouette mélanocéphale
– Mouette rieuse
– Oie cendrée
– Pic épeiche
– Pic noir
– Pie bavarde
– Pigeon ramier
– Pinson des arbres
– Pouillot véloce
– Roitelet triple-bandeau
– Rougegorge familier
– Sarcelle d’hiver
– Sittelle torchepot
– Tourterelle turque
– Troglodyte mignon
– Vanneau huppé

Un papillon hivernant : la Découpure

Scoliopteryx libatrix — La Découpure — Par Guillaume Delporte

La Découpure (Scoliopteryx libatrix) est un papillon d’une envergure comprise entre 40 et 45 mm, appartenant à la famille des Erebidae. Les adultes apparus en automne passent l’hiver, parfois en nombre très important, dans des grottes, caves ou toutes autres anfractuosités leur offrant un abri suffisant. Ici, la photo a été prise dans un vieux tunnel souterrain d’un château aujourd’hui disparu. Ils en ressortiront à la fin de l’hiver, à partir du mois de mars, pour se reproduire.

Espèce commune, elle se retrouve dans des habitats variés (friches, bois, marais, parcs, jardins, etc.), pour peu que les plantes hôtes de la chenille y soient présentes : à savoir les Saules et Peupliers.

Critères d’identification : Papillon inconfondable aux ailes fort découpées qui lui valent son nom. Le fond de ces dernières est plutôt de couleur marron/brune, plus ou moins teinté de gris, avec une belle tâche orange sur la moitié basale de l’aile antérieure (de la tête jusqu’au milieu). Les quatre points blancs (deux sur chaque aile) et la double ligne médiane grise sont également toujours présents.

Scoliopteryx libatrix — La Découpure — Par Guillaume Delporte

Papillons de nuit hivernaux en Forêt de Mormal

L’hiver est une période où peu de monde s’imagine qu’il peut encore y avoir des insectes en activité. Pourtant, c’est le cas de certaines espèces de papillons nocturnes appartenant, pour la plupart, à la famille des Geometridae.

Une animation organisée par Mélanie Balbrick et Sébastien Verne, au sein de la forêt de Mormal, nous a permis d’aller à leur rencontre et de découvrir leur biologie parfois surprenante (cf. l’article suivant : Des papillons de nuit hivernaux).

Piège tavoillot équipé d’une lepiLED — Par Clémence Simart

L’espèce la plus abondante lors de cette soirée fut sans nul doute la Phalène brumeuse (Operophtera brumata). Elle se développe sur feuillus, voire conifères, en milieu généralement forestier. Les femelles présentent la particularité d’avoir les ailes atrophiées et grimpent le long des troncs, où elles émettent des phéromones pour attirer les mâles volants. Après l’accouplement, les femelles continuent leur ascension et gagnent les bourgeons des branches hautes, où elles pondront leurs œufs. Au printemps, les chenilles éclosent et peuvent alors se délecter des jeunes feuilles.

Accouplement d’Operophtera brumata — Par Clémence Simart

Parmi les autres espèces de papillons observées, nous pouvons mentionner Agrochola circellaris (la Xanthie ferruginée – Noctuidae), Conistra vaccinii (l’Orrhodie de l’Airelle – Noctuidae) et Poecilocampa populi populi (le Bombyx du Peuplier – Lasiocampidae). Quelques autres petites bêtes aux mœurs nocturnes se joignirent également à la partie tout au long de la nuit : cloportes, limaces, araignées, et même salamandres !

Salamandra salamandra – Salamandre tachetée — Par Clémence Simart